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Journal 65 CRA Limousin

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Actualités CRA

Retrouvez l’actualité du CRA Limousin et les dernières informations concernant l’autisme.

 

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Le journal du CRA Limousin relaie des actualités issues d’un travail de veille informationnelle dans le domaine du TSA.  Les ressources mises à votre disposition ne visent pas l’exhaustivité et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du CRA.

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Présentation du futur programme d'ETP du CRA Limousin

Actualités CRA

En France, l’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) est juridiquement définie depuis 2009 dans le code de la santé publique (art. L.1161-1 à L. 1161-4) :
« L’éducation thérapeutique s’inscrit dans le parcours de soins du patient. Elle a pour objectif de [le] rendre plus autonome […] en améliorant sa qualité de vie ».

Selon l’OMS : « elle fait partie intégrante et de façon permanente de la prise en charge du patient. Elle comprend des activités organisées, y compris un soutien psychosocial, conçues pour rendre les patients conscients et informés de leur maladie, des soins, de l’organisation et des procédures hospitalières, et des comportements liés à la santé.”

Peu développée dans le champ des troubles du spectre autistique, l’ETP est mentionnée dans la stratégie nationale 2018-2022 (mesure 56) et dans la stratégie nationale 2023-2027 (mesure 22), avec “l’engagement de garantir une solution d’accompagnement à chaque personne et des interventions de qualité tout au long de la vie“.

C’est dans ce contexte que le CRA Limousin, en collaboration avec l’Unité transversale et territoriale d’éducation thérapeutique du patient de la Haute-Vienne (UTTEP 87), du CHU de Limoges, finalise un programme spécifique à destination des adultes autistes sans trouble du développement intellectuel, dont le lancement est prévu au second semestre 2026.

Pour mieux cerner les attentes et les contours de ce projet, en cours d’achèvement, nous avons laissé la parole à :

 

  • Claire DEMIOT, Pharmacienne, Maître de Conférences des Universités et Praticien Hospitalier à l’UTTEP 87 du CHU de Limoges,

  • Emilie JoguetEmilie JOGUET, Coordinatrice de parcours au sein du CRA Limousin et responsable de l’animation du programme ETP,

  • Christina MASERAS BRUGUERA. Médecin spécialisée TND au CRA Limousin et en charge de la coordination médicale du programme ETP.

Un programme structuré pour être déployé sur l’ensemble de notre territoire

Dès 2014, une Unité Thérapeutique d’Éducation du Patient (UTEP) a été créée au sein du CHU de Limoges. Depuis janvier 2023, cette unité est devenue transversale et territorialisée (UTTEP 87). Elle prend en charge tous les programmes d’ETP sur la Haute-Vienne, à l’exception de ceux en santé mentale, qui relèvent de l’UTTEP du CH-Esquirol pour l’ensemble du Limousin. Le CRA étant rattaché au CHU, et à son Pôle Neurosciences-Tête-Cou-Os, c’est donc conjointement que nous avons construit ce programme.

Nous nous sommes appuyés sur différents documents nationaux (DIA, 2020 et l’Instruction du 19 février 2021), ainsi que sur les retours d’expérience d’autres CRA, notamment ceux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées, qui avaient déjà mis en place leur propre programme.

Il est prévu que le lancement de notre programme d’ETP se fasse au CRA, sur le second semestre 2026.
Puis, un déploiement progressif aura lieu dès le début de l’année 2027 sur l’ensemble des 3 départements du Limousin.
Ce déploiement sera coordonné par le CRA, avec le Docteur MASERAS-BRUGERA, et par l’UTTEP 87.
Il s’appuiera également sur les compétences de l’UTTEP du CH-Esquirol pour le relais auprès des établissements de santé mentale et des services d’aide du médico-social, comme les SAMSAH ou les centres de réhabilitation. Ce programme sera déployé sur la base du volontariat pour les établissements partenaires. Des réunions préliminaires ont déjà été organisées avec des structures intéressées.

 

Un programme personnalisé et co-construit

Actuellement, nous sommes en train de finaliser une première étape qui doit être validée par l’ARS et qui nous a permis de créer cinq ateliers en lien avec les attentes de ce public. Notre programme initial s’articule autour de cette première offre qui s’enrichira au fur et à mesure pour, d’ici 2 à 3 ans, proposer une dizaine d’ateliers répondant aux besoins exprimés.

Ce programme proposé, dans un premier temps, par le CRA, s’adresse aux adultes autistes sans déficience intellectuelle.
Chaque participant réalise, au préalable, un entretien individuel nommé “diagnostic éducatif” qui permet de comprendre ce que la personne sait de son trouble, ce qu’elle en fait, de questionner ses motivations, ses projets…

L’ensemble des informations recueillies permet d’établir un programme individualisé avec des objectifs fixés. Le professionnel et la personne impliquée sont alors au même niveau. Ils formeront une alliance thérapeutique.

Le plus souvent ce sont les professionnels médicaux et paramédicaux en charge de l’accompagnement de ces publics qui proposent directement aux personnes concernées de participer à l’ETP.

Par la suite, les ateliers qui sont mis en place ont une durée d’environ une demi-journée. Ils se déroulent en groupe afin que les échanges entre participants puissent confronter leurs expériences et leurs vécus, s’identifier à d’autres et s’enrichir mutuellement pour combler leurs lacunes en termes de connaissance et de compétences vis-à-vis de leur TSA.

A l’issue du programme, il y a une évaluation des acquis, toujours sous la forme d’un entretien individuel, pour déterminer le niveau de satisfaction de chacun et son envie de poursuivre l’expérience. Dans un second temps, nous proposerons de nouveaux ateliers axés sur des thématiques différentes et/ou complémentaires à celles initialement proposées.

L’ETP est vraiment un programme centré sur le patient et sur ses besoins à lui. L’ensemble de ces entretiens permettra également à l’équipe éducative d’adapter ou de créer de nouveaux ateliers afin d’améliorer le programme.

 

Un programme coordonné et partenarial

Dans l’élaboration de ces ateliers, l’UTTEP 87 apporte son savoir-faire et son expérience en termes d’ingénierie pédagogique et de méthodologie, comme notamment l’utilisation d’outils adaptés au déroulement des séances. Avec le CRA, nous avons déjà testé différents supports.
Notre rôle est d’évaluer leur efficacité, de savoir s’ils répondent bien à différents critères, comme ceux de la méthode SMART (Spécifique, Mesurable, Accessible, Reproductible et Temporellement défini).
Au-delà de cette grille d’évaluation, l’objectif est d’amener chaque patient à réfléchir et à mieux prendre conscience de son propre fonctionnement, afin de ne plus le percevoir uniquement comme une faiblesse, mais aussi comme une force. Il s’agit de l’aider à développer ses compétences et mieux interagir par la suite.

En retour, l’UTTEP peut s’appuyer sur les connaissances fines du CRA en matière d’autisme car les spécificités de ce trouble sont beaucoup plus complexes qu’avec des maladies chroniques. Je pense par exemple à l’ensemble des processus de stigmatisation dont souffre cette population.

Ce programme est le résultat d’une étroite collaboration entre nos deux équipes. Tous les professionnels ont été formés avec l’acquisition d’un certificat de compétences en ETP. Cette obligation de formation s’imposera également aux autres intervenants en charge du déploiement du programme sur notre territoire.

Nous établirons ensuite des bilans annuels, qualitatifs et quantitatifs, qui nous permettront de l’améliorer. Pour valoriser ce travail des présentations pourront être réalisées lors de congrès et colloques. L’UTTEP propose chaque année une journée dédiée, avec des interventions et des partages d’expériences. Ensuite nous pourrons peut-être élargir nos programmes à d’autres publics et d’autres thématiques, toujours dans le champ de l’autisme : enfants, aidants, fratries, questions liées au vieillissement…

La connaissance de soi et de son autisme

Comme précédemment mentionné, nous souhaitons débuter les BEP (Bilan Éducatif Partagé), ou diagnostic éducatif, le plus tôt possible afin de déterminer les besoins de chacun “dans sa vie aujourd’hui”. C’est à partir de cet entretien, à l’instant T, que l’on va déterminer, avec la personne concernée, quels sont les ateliers qui lui correspondent le mieux.
Le programme de chacun est donc individualisé: tous les participants ne suivront pas les mêmes séances.
Cependant, nous estimons que certains ateliers, portant sur des thématiques comme la compréhension générale du TSA ou celle liée à son propre fonctionnement, doivent être obligatoires. Cela permettra à tous d’acquérir, au minimum, un socle de connaissances communes.

Nous souhaitons débuter les ateliers au second semestre 2026, avec 8 participants par séance. Ces séances pourront être dupliquées afin d’accueillir un plus grand nombre de personnes. J’animerai systématiquement ces ateliers avec un autre professionnel du CRA, également formé à l’ETP.
En 2027, la mise en œuvre prévoit que d’autres professionnels, issus de structures partenaires, rejoignent cette dynamique de déploiement pour étendre ce programme à l’ensemble de notre territoire.

Pour construire ce programme, nous nous sommes inspirés d’expériences existantes, tout en y apportant quelques modifications. Nous avons également rencontré et interrogé des personnes autistes. Leurs retours nous ont beaucoup aidés.
Nous avons axé nos premières interventions sur la connaissance de soi, puis nous introduirons peu à peu des notions sur les compétences psychosociales. Ce déroulé a été privilégié en nous appuyant sur des projets d’animation antérieurs et sur les retours qui nous ont été faits.

Nous avons constaté que si la personne concernée ne comprend pas suffisamment son propre fonctionnement, ses forces et ses faiblesses, elle risque de forcer son masking (camouflage) social ce qui pourrait aggraver ses difficultés.

 

Une animation réflexive

Pour animer ses séances, nous utiliserons différentes méthodes, toutes axées sur la participation active des personnes concernées, que ce soit de manière individuelle, ou en petit et grand groupe. Chaque atelier intégrera des approches variées, choisies en fonction des objectifs de travail.

Nous avons également longuement réfléchi au déroulé pédagogique et aux adaptations nécessaires. Pour favoriser la communication et améliorer la transmission des informations, nous utiliserons divers supports, visuels ou auditifs. De plus, chaque atelier comportera un emploi du temps détaillé, afin de mieux identifier les différentes transitions au cours de la séance.

Des temps d’introspection seront également prévus pour permettre à chacun de s’approprier les notions et sujets abordés. Étant donné la quantité d’informations transmises durant ce programme, ces moments nous semblent essentiels : ils permettront aux participants, à plusieurs reprises, de réfléchir, à l’oral ou à l’écrit, sur ce qu’ils ont retenu.

Nous serons particulièrement attentifs à la fatigabilité, ces séances durant environ une demi-journée. Nous avons mis en place un système visuel basé sur des jetons, permettant aux participants de signaler eux-mêmes quand ils ont besoin d’une pause. Les animateurs pourront également participer à cette décision, sur un pied d’égalité. Cette approche illustre bien notre volonté, et la philosophie de l’ETP, de déconstruire la hiérarchie traditionnelle entre le “sachant” et l’apprenant, au profit d’une véritable alliance thérapeutique.

L’utilisation de ces outils doit également être transposable dans la vie quotidienne. Une fois leur utilité comprise et maîtrisée, ils permettront à chaque participant de gagner concrètement en autonomie.

Un programme conforme aux recommandations et aux données scientifiques actualisées

Dans l’élaboration de ce programme, mon rôle a notamment été de m’assurer que les contenus dispensés étaient scientifiquement validés et qu’ils étaient conformes à ceux du DSM5, de la CIM11 et aux recommandations de bonnes pratiques de la HAS en matière d’autisme.

La phase des diagnostics éducatifs, réalisée en amont du programme, est très importante pour nous, professionnels.
Elle nous permettra de déterminer, en concertation avec la personne concernée, si elle peut, ou non, intégrer le programme. Si tel est le cas, elle déterminera les séances qui correspondent le mieux à ses besoins. Cette décision prendra notamment en compte le degré d’impact fonctionnel du TSA dans la vie quotidienne.

Si le futur participant accepte, je lui proposerai de contacter son médecin traitant (via courrier) pour l’informer de la démarche entreprise par son patient. La personne peut, bien évidemment, s’opposer à ce que son médecin soit informé. Dans ce cas, le participant ne perd pas sa place. Pour celui qui a accepté, nous proposerons, à l’issue du programme, qu’un autre courrier soit adressé à son médecin pour l’informer des acquis et des compétences qui ont été travaillées durant le programme.

Nos premières séances débuteront au second semestre 2026 dans des locaux situés au sein du CHU de Limoges.

En savoir plus

 

Vous êtes intéressé(e) par ce programme et souhaitez-vous y inscrire.
Contactez le CRA Limousin :formation.cralimousin@chu-limoges.fr


Les formations aidants du second semestre 2026 du CRA Limousin

Actualités CRA

Au second semestre de l’année 2026, le CRA Limousin propose des formations à destination des proches aidants.

2 thèmes seront présentés.

  • Une formation pour les proches aidants d’enfant âgé de 0 à 10 ans avec un diagnostic de TSA.
    A Guéret du 23 au 25 septembre 2026.

 

  • Une formation pour les proches aidants d’adolescent(e) âgé de 10 à 18 ans avec un diagnostic de TSA.
    A Tulle du 7 au 9 octobre 2026.

Quand ?

Cette formation se tient du mercredi 23 au vendredi 25 septembre 2026.

Thématique

Le diagnostic de mon enfant de 0 à 10 ans

Programme de la formation (objectifs généraux)

  1. Favoriser la rencontre et les échanges
  2. Acquérir un socle commun de connaissances
  3. Mieux comprendre les particularités de développement de l’enfant âgé de 0 à 10 ans, présentant un trouble du spectre de l’autisme
  4. S’approprier des outils pour mieux appréhender le quotidien
  5. Connaître les partenaires et dispositifs existants au sein de l’ancienne région Limousin

Qui ?

Public : parents et proches aidants d’enfants ayant reçu un diagnostic d’autisme et âgé jusqu’à 10 ans

Où ?

Lieu de la formation :

Lycée Pierre Bourdan – Salle Roland Pierrot
19 place Molière,
23000 GUÉRET

Inscriptions et informations

formation.cralimousin@chu-limoges.fr

Téléphone : 05 19 76 17 25

Télécharger la plaquette de cette formation

 

Les formations proches aidants sont des formations gratuites pour les participants (80% des frais sont indemnisés par la Caisse Nationale Solidarité Autonomie). Les frais kilométriques sont pris en charge (limite 500 km et 5CV), ainsi que les transports en commun et l’hébergement. Les temps de restauration du midi sont également gratuits et sont organisés par le CRA.

Les frais de garde peuvent être indemnisés sous certaines conditions (contact à prendre auprès de Mme BERLAND : 05 19 76 17 25).

Quand ?

Cette formation se tient du mercredi 7 au vendredi 9 octobre 2026.

Thématique

Le diagnostic de mon adolescent(e) de 10 à 18 ans (sans trouble du développement intellectuel)

Programme de la formation (objectifs généraux)

  1. Favoriser la rencontre et les échanges.
  2. Acquérir un socle commun de connaissances sur le TSA.
  3. Obtenir des informations sur les aides existantes
  4. Découvrir les changements liés à la puberté.
  5. Appréhender ensemble les enjeux de la vie sociale scolaire et personnelle (affective et sexuelle).

Qui ?

Public concerné par la tranche d’âge de 10 à 18 ans : conjoints, parents, grands parents, fratries, amis proches, assistants familiaux, et tout membre de la famille.

Où ?

Lieu de la formation :

Conseil départemental de la Corrèze
3 rue René et Emile Fage
19000 TULLE

Inscriptions et informations

formation.cralimousin@chu-limoges.fr

Téléphone : 05 19 76 17 25

Télécharger la plaquette de cette formation

 

Les formations proches aidants sont des formations gratuites pour les participants (80% des frais sont indemnisés par la Caisse Nationale Solidarité Autonomie). Les frais kilométriques sont pris en charge (limite 500 km et 5CV), ainsi que les transports en commun et l’hébergement. Les temps de restauration du midi sont également gratuits et sont organisés par le CRA.

Les frais de garde peuvent être indemnisés sous certaines conditions (contact à prendre auprès de Mme BERLAND : 05 19 76 17 25).


Journée de sensibilisation autisme et sensorialité

Actualités CRA

Le CRA Limousin propose une journée de sensibilisation ouverte aux personnes ayant peu ou pas de connaissances sur le TSA (hors proches aidants)

 

Quand ?

Cette sensibilisation aura lieu le mardi 16 juin 2026.

Thématique

Autisme et sensorialité : un défi au quotidien.

Programme de la formation (objectifs généraux)

Pendant ces journées, les participants bénéficieront d’une présentation théorique mais aussi d’échanges sur des situations concrètes.
Les formateurs sont des professionnels du CRA formés au TSA.

Qui ?

Public : tout public, professionnels, non professionnels… personnes ayant peu ou pas de connaissances sur le TSA.

Où ?

Lieu de la formation :

CHU Dupuytren 2  – locaux du CBRS (Centre de Biologie et de Recherche en Santé)
16 Rue Bernard Descottes
87000 Limoges

Inscriptions et informations

formation.cralimousin@chu-limoges.fr

Téléphone : 05 19 76 17 25

Télécharger la plaquette de cette formation

 

Cette journée de sensibilisation est gratuite.


Formation Proche Aidants en Corrèze

Actualités CRA

Le CRA Limousin propose une formation proches aidants en collaboration avec les associations présentes sur notre territoire.

 

Quand ?

Cette formation se tient du mercredi 10 au vendredi 12 juin 2026.

Thématique

Le diagnostic de mon enfant de 0 à 10 ans

Programme de la formation (objectifs généraux)

  1. Favoriser la rencontre et les échanges
  2. Acquérir un socle commun de connaissances
  3. Mieux comprendre les particularités de développement de l’enfant âgé de 0 à 10 ans, présentant un trouble du spectre de l’autisme
  4. S’approprier des outils pour mieux appréhender le quotidien
  5. Connaître les partenaires et dispositifs existants au sein de l’ancienne région Limousin

Qui ?

Public : parents et proches aidants d’enfants ayant reçu un diagnostic d’autisme et âgé jusqu’à 10 ans

Où ?

Lieu de la formation :

Conseil départemental de la Corrèze – Bâtiment B RDC
9 Rue René et Emile Fage
19000 TULLE

Inscriptions et informations

formation.cralimousin@chu-limoges.fr

Téléphone : 05 19 76 17 25

Télécharger la plaquette de cette formation

 

Les formations proches aidants sont des formations gratuites pour les participants (80% des frais sont indemnisés par la Caisse Nationale Solidarité Autonomie). Les frais kilométriques sont pris en charge (limite 500 km et 5CV), ainsi que les transports en commun et l’hébergement. Les temps de restauration du midi sont également gratuits et sont organisés par le CRA.

Les frais de garde peuvent être indemnisés sous certaines conditions (contact à prendre auprès de Mme BERLAND : 05 19 76 17 25).


Formation proche aidants à l'âge adulte

Actualités CRA

🎯 Il reste encore quelques places pour la prochaine formation proches aidants du CRA Limousin qui aura lieu à Limoges dans les locaux du CBRS (Hôpital Dupuytren 2).

Qui ?

👉 Celle-ci s’adresse aux proches d’une personne adulte diagnostiquée autiste, sans trouble du développement intellectuel associé.
Elle concerne principalement les conjoints, les enfants, les membres de la famille, les amis proches…

Comment ?

🚗 Cette formation est gratuite et les frais annexes (déplacement, restauration et hébergement éventuel) peuvent être pris en charge.
Pour plus d’informations, et vous inscrire, rapprochez vous de notre service formation :
📞Téléphone : 05 19 76 17 25
💻 Mail : formation.cralimousin@chu-limoges.fr

👩‍🏫 Les formateurs sont des professionnels du CRA, accompagnés d’autres professionnels partenaires.

📃 Programme détaillé :

🗓 Première journée, mercredi 22 Avril :
Elle abordera des généralités sur le TSA (dyade autistique, particularités de fonctionnement) et des questions autour du profil au « féminin ».

🗓 Deuxième journée, le 23 Avril :
Elle sera centrée sur la sensorialité, les adaptations et des troubles de l’oralité alimentaire.

🗓 Troisième journée, le jeudi 28 Mai :
Les thèmes abordés seront ceux de la vie relationnelle affective et sexuelle. Une intervention des professionnels de l’EMEASA (Équipe Mobile d’Éducation à la vie Affective et/ou Sexuelle pour personne avec Autisme) de l’Association de l’ALDP est prévue.
Le contenu sera adapté en fonction des besoins individuels des participants.

🗓 Quatrième journée, en septembre (date à définir)
Elle portera sur l’accès aux droits (MDPH), l’insertion professionnelle, l’accès à l’université, à l’emploi accompagné (dispositif Plimot), ainsi que des témoignages.


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Journal 63 CRA Limousin

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Actualités CRA

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Présentation des interventions de Stéphane Beaulne et Bertrand Monthubert à la conférence du 1er avril

Actualités CRA

Dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Autisme 2026, le CRA Limousin et les acteurs de l’autisme en territoire organisent une conférence le mercredi 1er avril à la Faculté de Droit de Limoges.
Cette conférence sera consacrée au sujet de l’autisme et des apprentissages : du secondaire à l’université. [Voir le programme complet de la conférence]. 

Parmi les intervenants, nous accueillerons Stéphane BEAULNE, chercheur clinicien et professeur de psychologie à l’université de Hearst (Ontario, Canada), qui présentera le concept de l’autorégulation à travers une intervention intitulée :
“Planifier l’autorégulation à rebours : des exigences universitaires aux apprentissages autorégulés au collège et au lycée.”

Bertrand MONTHUBERT, ancien président de l’université Toulouse III-Paul-Sabatier et professeur des universités, sera aussi présent pour nous parler du programme « Atypie-Friendly » en tant que coordinateur national, à travers une intervention sur ;
“Les enjeux de la transition vers l’enseignement supérieur des personnes autistes”.

En amont de cette conférence, tous deux ont accepté de nous accorder une interview pour présenter leurs travaux et évoquer une authentique forme d’inclusion des élèves autistes dans l’ensemble des établissements scolaires.


© photo : Université de Hearst

L’autorégulation est un concept universel qui n’a pas de frontière.

Une approche méthodique

Lors de ma venue à Limoges, j’aborderai les éléments clés de l’autorégulation.
Je partirai des besoins des étudiants autistes pour, à rebours, interroger les compétences à développer, notamment celles au collège et au lycée.
Cette méthodologie permet de s’interroger sur l’évolution réelle des élèves vers le monde universitaire et sur les limites éventuelles du modèle actuel.

A travers ma pratique et mes travaux, je montrerai ce qui est mis en place dans les universités : les obligations des enseignants, l’état de la recherche sur les besoins identifiés par les personnes autistes elles-mêmes…
Je m’attacherai ensuite à relier tous ces éléments avec ce qui peut être réalisé en amont dans l’enseignement secondaire.

 

L’acquisition de savoirs au service de l’autonomie

La littérature mondiale nous dit que les principaux besoins des étudiants autistes ne relèvent pas tant du “savoir”, c’est à dire des connaissances théoriques permettant d’intégrer les programmes, que du “savoir faire” et du “savoir être”.

Dans un contexte universitaire, le “savoir faire” exige d’un étudiant qu’il mobilise l’ensemble de ses compétences exécutives pour répondre aux nombreuses exigences : respect des échéanciers, gestion du temps, planification de travail… Autant d’éléments qui relèvent de l’apprentissage expérientiel.

Quand au “savoir être”, il implique l’adoption de postures favorisant le développement de ses capacités et sa réussite. Pour renforcer ses compétences, les étudiants doivent être orientés vers les bonnes personnes et les bonnes ressources afin de gagner en autonomie.

A travers l’autorégulation, la responsabilité des enseignants est d’apporter une aide dans la gestion de l’ensemble de ces savoirs.

Cet accompagnement doit s’intégrer aux plans de cours, partagés, évalués et validés par le rectorat. Nous proposons des modèles structurants, comme des volets expérientiels, et nous nous appuyons sur l’enseignement explicite.

L’Université exige une autonomie bien plus marquée qu’au collège et au lycée, où les adultes sont plus présents pour réguler les élèves. Il en résulte une rupture plus ou moins prononcée, selon les attentes et les moyens réellement mobilisables.

L’objectif ultime de l’autorégulation, telle que nous la mettons en œuvre, est de permettre à chaque individu d’atteindre l’autonomie.

 

Un outillage basé sur une analyse graduée

L’autorégulation est un concept qui s’appuie sur un continuum jalonné de différentes phases d’apprentissage, dans desquelles l’enfant évolue dès sa naissance avec sa famille. Les parents et les proches sont donc les premiers acteurs de l’autorégulation.

L’une des premières phases, l’autocontrôle, correspond à la capacité que chacun a à inhiber ses comportements. Cette ressource, limitée, est particulièrement coûteuses pour les personnes autistes. Elle soulève des questions cruciales d’adaptation, selon l’environnement ou la tâche demandée. Pour d’autres troubles, comme le TDAH, l’impulsivité peut dominer, surtout en cas d’anxiété ou de fatigue cognitive, poussant l’élève à s’engager dans une tâche sans écouter les consignes. Les besoins en matière d’autocontrôle diffèrent donc selon les profils.

Une autre phase clé, l’engagement cognitif, conditionne la réussite. Si ce n’est pas travaillé, cela engendre des problèmes comportementaux et des réactions inappropriées, comme des situations d’évitements.
Il est essentiel d’évaluer la capacité de l’enfant à s’autoévaluer sur le plan cognitif. L’autorégulation ne se limite pas à la gestion des émotions : leurs expressions reflètent simplement l’état de l’individu face à une situation.

Notre approche consiste à identifier les situations émotionnelles disproportionnées pour exposer graduellement l’enfant à ces situations en l’outillant et en lui fournissant des stratégies. L’objectif est de l’aider à les mobiliser plutôt que de recourir à des comportements d’évitement (fuite, automutilation…).

Vient ensuite la phase de l’autodiscipline, essentielle dans un milieu aussi structuré que l’école. Elle intègre les engagements émotionnels, cognitifs et comportementaux, qui doivent être travaillés simultanément. Sans cette approche globale, l’enfant risque de manquer d’outils fondamentaux. À ce stade, l’engagement émotionnel devient un marqueur de réussite : la volonté de se rendre à l’école, perçue positivement, favorise l’autonomie.
Chaque étape nécessite une évaluation rigoureuse.
Dans l’autorégulation, les personnes doivent être parfaitement formées à l’autisme et à l’enseignement explicite. Si ce n’est pas le cas, nous faisons fausse route et nous n’atteindrons pas notre but.

Le risque est de voir les enfants accomplir des tâches uniquement pour avoir une gratification immédiate (faire plaisir à l’adulte, éviter une punition). Si certains éléments de l’autorégulation ne sont pas abordés, les enfants ne vont alors plus rien produire.

Un concept universel

L’Ontario est la seule province du Canada à avoir intégré l’autorégulation comme une obligation dans les évaluations de tous les élèves, de la maternelle jusqu’au lycée.
Ce concept figure dans les bulletins scolaires et est inscrit dans les programmes du Ministère de l’Education.
Pour ma part, j’enseigne un cours sur ce sujet à l’Université, ouvert à tous les étudiants quel que soit leur programme. Cela permet de toucher aussi bien ceux qui n’ont pas de diagnostic, que ceux qui bénéficient d’aménagements spécifiques. Un continuum est ainsi assuré tout au long de la scolarité.
Ici, tous les acteurs éducatifs (élèves, enseignants, personnels administratifs) connaissent et appliquent ce concept. Notre modèle diffère de celui de la France, notamment par l’absence de séparation entre le scolaire et le médico-social. Il n’y a donc pas l’équivalent avec les DAR comme ceux présents dans votre pays.

Malgré ces différences, l’autorégulation n’a pas de frontière: elle est universelle.
Ce qui varie, c’est la manière dont elle se développe et s’enseigne. Le message que je souhaite passer lors de la conférence est simple : le concept reste le même, même si les cultures différent.

Les questions fondamentales restent les mêmes : travaille-t-on vraiment l’autorégulation, ou ne favorise-t-on pas la régulation intentionnée qui, finalement, rend l’enfant plus dépendant de l’adulte ?

Pour atteindre nos objectifs, nous accordons une attention particulière à la formation, à l’évaluation et à la recherche. Il est crucial que l’autorégulation soit correctement définie et bien utilisée sur la plan théorique et pratique.
Elle ne se réduit pas à de l’autocontrôle et ne privilégie pas une forme de savoir par rapport aux autres.
La qualité de la formation est déterminante. Elle doit faire l’objet d’une évaluation rigoureuse pour garantir l’homogénéité et la pertinence des contenus proposés.

 

L’exigence et le long chemin vers l’inclusion

Pour favoriser une inclusion réelle, nous accordons une attention particulière à toutes les transitions scolaires, dans ou en dehors des classes. En Ontario, chaque école dispose de conseillères en santé mentale.

L’enseignement explicite joue un rôle central et circulaire dans l’accompagnement de ces transitions.
Concrètement, un enseignant du primaire peut, par exemple, introduire des notions de mathématiques à la fin d’un cours de français. En atténuant la rupture entre les matières, il réduit les risques de désengagement de l’élève et favorise son élan comportemental.
Cette phase transitoire est appelée “activité-pont”.

A l’Université, l’ensemble des services se mobilisent également pour soutenir les étudiants dans les transitions. Je pense notamment à tous les aspects de la vie étudiante : ateliers pour la prise de notes, accompagnement personnalisé, tutorat… Sans ce soutien, les étudiants peuvent facilement se perdre dans le repérage des services sur le campus.

Ces dispositifs s’adressent à tous. Ils fluidifient les parcours et luttent contre la stigmatisation des étudiants autistes en améliorant leur façon d’être et en allégeant leur charge cognitive.

En matière d’insertion, le Canada ne dispose pas de données précises. On sait cependant que beaucoup d’autistes, faute d’autonomie suffisante, développent des troubles associés (anxiété sévère, dépression…). Si les compétences d’autorégulation ne sont pas maîtrisées, les comorbidités risquent de s’aggraver à l’âge adulte.

Imposer des quotas ou forcer l’inclusion sans préparation peut s’avérer dangereux et contre-productif. Des statistiques fiables ne pourront émerger que lorsque la société reconnaîtra pleinement ce que cette population peut réellement apporter.

Aujourd’hui, le concept d’inclusion reste souvent confondu, ou détourné, avec celui d’intégration pour vendre une idée. Pour l’autisme, la vraie inclusion signifie permettre à la personne de prendre ses propres décisions, de faire ses choix et de répondre à des attentes élevées. Il ne faut pas hésiter à hausser le niveau d’exigence vis-à-vis de cette population pour lutter contre la stigmatisation. Baisser les attentes ou imposer un encadrement étouffant, c’est renoncer à l’inclusion authentique que nous recherchons.

© photo Wikipédia

Avec le programme “Atypie-Frendly”, notre but est d’agir, au sens large, sur l’environnement des étudiants. 

Je ferai une présentation autour de la transition, pour les élèves, entre l’enseignement secondaire et les études supérieures. J’évoquerai notamment les questions d’orientation en m’appuyant sur quelques parcours étudiants : quelles ont été les problématiques rencontrées ? Quelles sont les réussites? Et qu’est ce qui a favorisé ces réussites?
Je présenterai ainsi le programme “Atypie Frendly” et des initiatives en cours, comme par exemple, l’intégration de l’autorégulation dans l’enseignement supérieur.

A travers ce programme, une multitude de ressources sont directement accessibles en ligne.
Il propose également des événements et des webinaires pour accompagner au mieux les étudiants tout au long de leur parcours.

Le site “Atypie-Frendly” s’adresse à un très large public : personnes concernées, aidants, professionnels…
Différentes équipes travaillent autour de thématiques en lien avec l’ensemble de la vie étudiante : accompagnement social, stages à l’étranger, recherche, transition vers l’Université, insertion professionnelle, vie quotidienne…
Notre approche est très partenariale : elle mobilise un maximum d’acteurs dans le champ de l’autisme, comme les Centres Ressources Autisme ou d’autres structures médico-sociales, ainsi que des acteurs comme ceux , par exemple, de l’orientation.

Nous lançons aussi des appels à projets pour favoriser la mise en place d’actions innovantes dans les universités partenaires.
Ces projets ont déjà permis la création d’espaces sensoriels ou de programmes liés à l’alimentation des étudiants autistes.
Les personnels du CROUS ont été sensibilisés et des cartes “coupe-file” ont été éditées pour faciliter l’accès des personnes concernées aux restaurants universitaires

Actuellement, 37 Universités sont signataires de la charte pour mettre en application le programme “Atypie-Frendly”. Chacune avance à son rythme, selon ses spécificités. Parmi elles, Toulouse et Montpellier sont déjà labélisées.  Concernant Limoges, nous avons pu échanger avec les responsables de l’Université et attendons leur décision pour la signature de la charte d’engagement.

Notre réflexion ne doit pas se limiter au cas individuel : elle doit mobiliser, de manière plus globale, les enseignements mais aussi l”ensemble des services de l’Université, les partenaires… Notre but est donc d’agir, au sens large, sur l’environnement des étudiants. 


Programme des événements en lien avec la journée mondiale de l'autisme

Actualités CRA

Retrouvez les événements, en lien avec la Journée Mondiale de l’Autisme 2026, organisés sur notre territoire par le CRA Limousin et ses partenaires.

Les appels à projets

Proposés à destination de l’ensemble des collégiens, lycéens et étudiants du territoire Limousin en partenariat avec l’Académie de Limoges.
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Les forums et tables rondes

En Haute-Vienne le samedi 28 mars
En Creuse le mardi 31 mars
en Corrèze le jeudi 2 avril
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La participation aux “Foulées du Populaire”

Rejoignez l’équipe les TS’ATHLETES, le dimanche 29 mars !
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Conférences

Le Mercredi 1er avril 2026 de 13h30 à 17h00 à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Limoges.
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Soirée Caritative

Le jeudi 2 avril Salle du ROK, 16 avenue du président Vincent Auriol, 87350 Panazol. A partir de 19h00.
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Actions complémentaires

Recensement non-exhaustif des événements proposés sur notre territoire.
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Planning des réunions du second semestre 2026 avec le Dr Lemonnier

Actualités CRA

Docteur Éric Lemonnier
Docteur Éric Lemonnier

Depuis le début de l’année 2026, le Dr Lemonnier propose des temps de rencontres et d’échanges le samedi matin 10h à 12h dans les locaux du CRA.

 

L’une de ces réunions s’adresse plus spécifiquement aux adultes concernés par le TSA.
Elle est nommée “réunions de patients”.

L’autre est plus dédiée aux parents d’enfants TSA.
Elle est nommée “réunion de parents”.

 

Prochaines dates :

Mars :

Réunion patients le samedi 07/03 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi  21/03 de 10h à 12h

 

Avril :

Réunion patients le samedi 11/04 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi 18/04 de 10h à 12h

 

Mai :

Réunion patients le samedi 09/05 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi  23/05 de 10h à 12h

 

Juin :

Réunion patients le samedi 20/06 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi 27/06 de 10h à 12h

 

Ces rencontres ouvrent un espace d’écoute et de dialogue permettant à chaque participant de partager son expérience sur les éventuelles difficultés et solutions apportées au quotidien.

Sans inscription
Renseignements : 05 19 76 17 25.