Diplôme Universitaire (DU) TND par par l’École des TND by CeAND

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Dans le cadre de l’engagement en faveur du renforcement de la formation des professionnels sur les Troubles du Neuro-Développement (TND), l’École des TND by CeAND a le plaisir de vous informer des dates d’ouverture des inscriptions pour la rentrée universitaire 2026 aux 2 Diplômes Universitaires (DU) TND, sous la Responsabilité Pédagogique du Pr Amaria BAGHDADLI.

Ces Diplômes Universitaires sont le résultat d’un partenariat entre l’Université de Montpellier (Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes) et le CeAND (Centre d’Excellence sur l’Autisme et les Troubles du Neuro-développement – CHU de Montpellier).

 

DU TND – Repérage, diagnostic et orientation (100% en ligne – e-learning) :

• Public : médecin de premier recours, en particulier médecins généralistes, pédopsychiatres, psychiatres, neuropédiatres, et pédiatres.
• Ouverture des candidatures : 1er avril 2026
• Clôture des candidatures : 17 mai 2026
• Diplôme universitaire TND chez l’enfant et l’adolescent : Repérage, diagnostic, orientation – Ceand
https://www.ceand.org/formation/du-reperage-diagnostic-tnd/

 

DU TND – Pratiques d’accompagnement et de prise en charge (100% en ligne – e-learning)

• Public : professionnels de santé et/ou du médico-social : médecins (médecins généralistes, médecins de l’éducation Nationale, médecins de PMI, pédopsychiatres, neuropédiatres, psychiatres et pédiatres), IDE, ou PDE, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, éducateurs spécialisés.
• Ouverture des candidatures : 13 avril 2026
• Clôture des candidatures : 31 mai 2026
• Diplôme universitaire TND chez l’enfant et l’adolescent : Pratiques d’accompagnement et de prise en charge – Ceand
https://www.ceand.org/formation/du-pratiques-accompagnement/


Formation proche aidants à l'âge adulte

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🎯 Il reste encore quelques places pour la prochaine formation proches aidants du CRA Limousin qui aura lieu à Limoges dans les locaux du CBRS (Hôpital Dupuytren 2).

Qui ?

👉 Celle-ci s’adresse aux proches d’une personne adulte diagnostiquée autiste, sans trouble du développement intellectuel associé.
Elle concerne principalement les conjoints, les enfants, les membres de la famille, les amis proches…

Comment ?

🚗 Cette formation est gratuite et les frais annexes (déplacement, restauration et hébergement éventuel) peuvent être pris en charge.
Pour plus d’informations, et vous inscrire, rapprochez vous de notre service formation :
📞Téléphone : 05 19 76 17 25
💻 Mail : formation.cralimousin@chu-limoges.fr

👩‍🏫 Les formateurs sont des professionnels du CRA, accompagnés d’autres professionnels partenaires.

📃 Programme détaillé :

🗓 Première journée, mercredi 22 Avril :
Elle abordera des généralités sur le TSA (dyade autistique, particularités de fonctionnement) et des questions autour du profil au « féminin ».

🗓 Deuxième journée, le 23 Avril :
Elle sera centrée sur la sensorialité, les adaptations et des troubles de l’oralité alimentaire.

🗓 Troisième journée, le jeudi 28 Mai :
Les thèmes abordés seront ceux de la vie relationnelle affective et sexuelle. Une intervention des professionnels de l’EMEASA (Équipe Mobile d’Éducation à la vie Affective et/ou Sexuelle pour personne avec Autisme) de l’Association de l’ALDP est prévue.
Le contenu sera adapté en fonction des besoins individuels des participants.

🗓 Quatrième journée, en septembre (date à définir)
Elle portera sur l’accès aux droits (MDPH), l’insertion professionnelle, l’accès à l’université, à l’emploi accompagné (dispositif Plimot), ainsi que des témoignages.


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Journal 63 CRA Limousin

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Retrouvez l’actualité du CRA Limousin et les dernières informations concernant l’autisme.

 

Sommaire :

Dans ce journal, vous accédez :

 

 

Le journal du CRA Limousin relaie des actualités issues d’un travail de veille informationnelle dans le domaine du TSA.  Les ressources mises à votre disposition ne visent pas l’exhaustivité et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du CRA.

Consultez le dernier journal (n°63)

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Conférence Autisme et sexualité

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Accompagner les personnes autistes et/ou ayant une déficience intellectuelle dans leur sexualité : un chemin hasardeux, mais combien précieux.

 


Quand ?

🗓️ Le 27 avril 2026 de 14:00 à 16:00
👉 A la Faculté des Lettres et Sciences humaines, 39 rue Camille Guérin à Limoges.

Description :

👩‍🏫 Mme Suzie MATTEAU est sexologue, détient un baccalauréat et une maîtrise en sexologie de l’Université du Québec à Montréal.

Depuis 2008, elle s’est spécialisée dans l’intervention sexologique auprès des personnes autistes et/ou ayant une déficience intellectuelle.

Elle a développé une expertise précieuse en régulation, auto-détermination, agression sexuelle et identité de genre.

 

Inscription :

🎫 Cette conférence est gratuite mais le nombre de places est limité.
Inscription obligatoire sur : https://my.weezevent.com/conference-autisme-et-sexualite

 

Contenu :

Offrir une éducation à la sexualité peut s’avérer un chemin hasardeux pour soi, mais combien précieux pour les personnes accompagnées.

Lors de cette conférence, des pièges mais surtout des repères seront présentés afin de mieux comprendre et respecter votre rôle en éducation à la sexualité auprès des personnes autistes et/ou ayant une déficience intellectuelle.

Leurs défis et leurs besoins en lien avec la sexualité seront aussi abordés.


Présentation des interventions de Stéphane Beaulne et Bertrand Monthubert à la conférence du 1er avril

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Dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Autisme 2026, le CRA Limousin et les acteurs de l’autisme en territoire organisent une conférence le mercredi 1er avril à la Faculté de Droit de Limoges.
Cette conférence sera consacrée au sujet de l’autisme et des apprentissages : du secondaire à l’université. [Voir le programme complet de la conférence]. 

Parmi les intervenants, nous accueillerons Stéphane BEAULNE, chercheur clinicien et professeur de psychologie à l’université de Hearst (Ontario, Canada), qui présentera le concept de l’autorégulation à travers une intervention intitulée :
“Planifier l’autorégulation à rebours : des exigences universitaires aux apprentissages autorégulés au collège et au lycée.”

Bertrand MONTHUBERT, ancien président de l’université Toulouse III-Paul-Sabatier et professeur des universités, sera aussi présent pour nous parler du programme « Atypie-Friendly » en tant que coordinateur national, à travers une intervention sur ;
“Les enjeux de la transition vers l’enseignement supérieur des personnes autistes”.

En amont de cette conférence, tous deux ont accepté de nous accorder une interview pour présenter leurs travaux et évoquer une authentique forme d’inclusion des élèves autistes dans l’ensemble des établissements scolaires.


© photo : Université de Hearst

L’autorégulation est un concept universel qui n’a pas de frontière.

Une approche méthodique

Lors de ma venue à Limoges, j’aborderai les éléments clés de l’autorégulation.
Je partirai des besoins des étudiants autistes pour, à rebours, interroger les compétences à développer, notamment celles au collège et au lycée.
Cette méthodologie permet de s’interroger sur l’évolution réelle des élèves vers le monde universitaire et sur les limites éventuelles du modèle actuel.

A travers ma pratique et mes travaux, je montrerai ce qui est mis en place dans les universités : les obligations des enseignants, l’état de la recherche sur les besoins identifiés par les personnes autistes elles-mêmes…
Je m’attacherai ensuite à relier tous ces éléments avec ce qui peut être réalisé en amont dans l’enseignement secondaire.

 

L’acquisition de savoirs au service de l’autonomie

La littérature mondiale nous dit que les principaux besoins des étudiants autistes ne relèvent pas tant du “savoir”, c’est à dire des connaissances théoriques permettant d’intégrer les programmes, que du “savoir faire” et du “savoir être”.

Dans un contexte universitaire, le “savoir faire” exige d’un étudiant qu’il mobilise l’ensemble de ses compétences exécutives pour répondre aux nombreuses exigences : respect des échéanciers, gestion du temps, planification de travail… Autant d’éléments qui relèvent de l’apprentissage expérientiel.

Quand au “savoir être”, il implique l’adoption de postures favorisant le développement de ses capacités et sa réussite. Pour renforcer ses compétences, les étudiants doivent être orientés vers les bonnes personnes et les bonnes ressources afin de gagner en autonomie.

A travers l’autorégulation, la responsabilité des enseignants est d’apporter une aide dans la gestion de l’ensemble de ces savoirs.

Cet accompagnement doit s’intégrer aux plans de cours, partagés, évalués et validés par le rectorat. Nous proposons des modèles structurants, comme des volets expérientiels, et nous nous appuyons sur l’enseignement explicite.

L’Université exige une autonomie bien plus marquée qu’au collège et au lycée, où les adultes sont plus présents pour réguler les élèves. Il en résulte une rupture plus ou moins prononcée, selon les attentes et les moyens réellement mobilisables.

L’objectif ultime de l’autorégulation, telle que nous la mettons en œuvre, est de permettre à chaque individu d’atteindre l’autonomie.

 

Un outillage basé sur une analyse graduée

L’autorégulation est un concept qui s’appuie sur un continuum jalonné de différentes phases d’apprentissage, dans desquelles l’enfant évolue dès sa naissance avec sa famille. Les parents et les proches sont donc les premiers acteurs de l’autorégulation.

L’une des premières phases, l’autocontrôle, correspond à la capacité que chacun a à inhiber ses comportements. Cette ressource, limitée, est particulièrement coûteuses pour les personnes autistes. Elle soulève des questions cruciales d’adaptation, selon l’environnement ou la tâche demandée. Pour d’autres troubles, comme le TDAH, l’impulsivité peut dominer, surtout en cas d’anxiété ou de fatigue cognitive, poussant l’élève à s’engager dans une tâche sans écouter les consignes. Les besoins en matière d’autocontrôle diffèrent donc selon les profils.

Une autre phase clé, l’engagement cognitif, conditionne la réussite. Si ce n’est pas travaillé, cela engendre des problèmes comportementaux et des réactions inappropriées, comme des situations d’évitements.
Il est essentiel d’évaluer la capacité de l’enfant à s’autoévaluer sur le plan cognitif. L’autorégulation ne se limite pas à la gestion des émotions : leurs expressions reflètent simplement l’état de l’individu face à une situation.

Notre approche consiste à identifier les situations émotionnelles disproportionnées pour exposer graduellement l’enfant à ces situations en l’outillant et en lui fournissant des stratégies. L’objectif est de l’aider à les mobiliser plutôt que de recourir à des comportements d’évitement (fuite, automutilation…).

Vient ensuite la phase de l’autodiscipline, essentielle dans un milieu aussi structuré que l’école. Elle intègre les engagements émotionnels, cognitifs et comportementaux, qui doivent être travaillés simultanément. Sans cette approche globale, l’enfant risque de manquer d’outils fondamentaux. À ce stade, l’engagement émotionnel devient un marqueur de réussite : la volonté de se rendre à l’école, perçue positivement, favorise l’autonomie.
Chaque étape nécessite une évaluation rigoureuse.
Dans l’autorégulation, les personnes doivent être parfaitement formées à l’autisme et à l’enseignement explicite. Si ce n’est pas le cas, nous faisons fausse route et nous n’atteindrons pas notre but.

Le risque est de voir les enfants accomplir des tâches uniquement pour avoir une gratification immédiate (faire plaisir à l’adulte, éviter une punition). Si certains éléments de l’autorégulation ne sont pas abordés, les enfants ne vont alors plus rien produire.

Un concept universel

L’Ontario est la seule province du Canada à avoir intégré l’autorégulation comme une obligation dans les évaluations de tous les élèves, de la maternelle jusqu’au lycée.
Ce concept figure dans les bulletins scolaires et est inscrit dans les programmes du Ministère de l’Education.
Pour ma part, j’enseigne un cours sur ce sujet à l’Université, ouvert à tous les étudiants quel que soit leur programme. Cela permet de toucher aussi bien ceux qui n’ont pas de diagnostic, que ceux qui bénéficient d’aménagements spécifiques. Un continuum est ainsi assuré tout au long de la scolarité.
Ici, tous les acteurs éducatifs (élèves, enseignants, personnels administratifs) connaissent et appliquent ce concept. Notre modèle diffère de celui de la France, notamment par l’absence de séparation entre le scolaire et le médico-social. Il n’y a donc pas l’équivalent avec les DAR comme ceux présents dans votre pays.

Malgré ces différences, l’autorégulation n’a pas de frontière: elle est universelle.
Ce qui varie, c’est la manière dont elle se développe et s’enseigne. Le message que je souhaite passer lors de la conférence est simple : le concept reste le même, même si les cultures différent.

Les questions fondamentales restent les mêmes : travaille-t-on vraiment l’autorégulation, ou ne favorise-t-on pas la régulation intentionnée qui, finalement, rend l’enfant plus dépendant de l’adulte ?

Pour atteindre nos objectifs, nous accordons une attention particulière à la formation, à l’évaluation et à la recherche. Il est crucial que l’autorégulation soit correctement définie et bien utilisée sur la plan théorique et pratique.
Elle ne se réduit pas à de l’autocontrôle et ne privilégie pas une forme de savoir par rapport aux autres.
La qualité de la formation est déterminante. Elle doit faire l’objet d’une évaluation rigoureuse pour garantir l’homogénéité et la pertinence des contenus proposés.

 

L’exigence et le long chemin vers l’inclusion

Pour favoriser une inclusion réelle, nous accordons une attention particulière à toutes les transitions scolaires, dans ou en dehors des classes. En Ontario, chaque école dispose de conseillères en santé mentale.

L’enseignement explicite joue un rôle central et circulaire dans l’accompagnement de ces transitions.
Concrètement, un enseignant du primaire peut, par exemple, introduire des notions de mathématiques à la fin d’un cours de français. En atténuant la rupture entre les matières, il réduit les risques de désengagement de l’élève et favorise son élan comportemental.
Cette phase transitoire est appelée “activité-pont”.

A l’Université, l’ensemble des services se mobilisent également pour soutenir les étudiants dans les transitions. Je pense notamment à tous les aspects de la vie étudiante : ateliers pour la prise de notes, accompagnement personnalisé, tutorat… Sans ce soutien, les étudiants peuvent facilement se perdre dans le repérage des services sur le campus.

Ces dispositifs s’adressent à tous. Ils fluidifient les parcours et luttent contre la stigmatisation des étudiants autistes en améliorant leur façon d’être et en allégeant leur charge cognitive.

En matière d’insertion, le Canada ne dispose pas de données précises. On sait cependant que beaucoup d’autistes, faute d’autonomie suffisante, développent des troubles associés (anxiété sévère, dépression…). Si les compétences d’autorégulation ne sont pas maîtrisées, les comorbidités risquent de s’aggraver à l’âge adulte.

Imposer des quotas ou forcer l’inclusion sans préparation peut s’avérer dangereux et contre-productif. Des statistiques fiables ne pourront émerger que lorsque la société reconnaîtra pleinement ce que cette population peut réellement apporter.

Aujourd’hui, le concept d’inclusion reste souvent confondu, ou détourné, avec celui d’intégration pour vendre une idée. Pour l’autisme, la vraie inclusion signifie permettre à la personne de prendre ses propres décisions, de faire ses choix et de répondre à des attentes élevées. Il ne faut pas hésiter à hausser le niveau d’exigence vis-à-vis de cette population pour lutter contre la stigmatisation. Baisser les attentes ou imposer un encadrement étouffant, c’est renoncer à l’inclusion authentique que nous recherchons.

© photo Wikipédia

Avec le programme “Atypie-Frendly”, notre but est d’agir, au sens large, sur l’environnement des étudiants. 

Je ferai une présentation autour de la transition, pour les élèves, entre l’enseignement secondaire et les études supérieures. J’évoquerai notamment les questions d’orientation en m’appuyant sur quelques parcours étudiants : quelles ont été les problématiques rencontrées ? Quelles sont les réussites? Et qu’est ce qui a favorisé ces réussites?
Je présenterai ainsi le programme “Atypie Frendly” et des initiatives en cours, comme par exemple, l’intégration de l’autorégulation dans l’enseignement supérieur.

A travers ce programme, une multitude de ressources sont directement accessibles en ligne.
Il propose également des événements et des webinaires pour accompagner au mieux les étudiants tout au long de leur parcours.

Le site “Atypie-Frendly” s’adresse à un très large public : personnes concernées, aidants, professionnels…
Différentes équipes travaillent autour de thématiques en lien avec l’ensemble de la vie étudiante : accompagnement social, stages à l’étranger, recherche, transition vers l’Université, insertion professionnelle, vie quotidienne…
Notre approche est très partenariale : elle mobilise un maximum d’acteurs dans le champ de l’autisme, comme les Centres Ressources Autisme ou d’autres structures médico-sociales, ainsi que des acteurs comme ceux , par exemple, de l’orientation.

Nous lançons aussi des appels à projets pour favoriser la mise en place d’actions innovantes dans les universités partenaires.
Ces projets ont déjà permis la création d’espaces sensoriels ou de programmes liés à l’alimentation des étudiants autistes.
Les personnels du CROUS ont été sensibilisés et des cartes “coupe-file” ont été éditées pour faciliter l’accès des personnes concernées aux restaurants universitaires

Actuellement, 37 Universités sont signataires de la charte pour mettre en application le programme “Atypie-Frendly”. Chacune avance à son rythme, selon ses spécificités. Parmi elles, Toulouse et Montpellier sont déjà labélisées.  Concernant Limoges, nous avons pu échanger avec les responsables de l’Université et attendons leur décision pour la signature de la charte d’engagement.

Notre réflexion ne doit pas se limiter au cas individuel : elle doit mobiliser, de manière plus globale, les enseignements mais aussi l”ensemble des services de l’Université, les partenaires… Notre but est donc d’agir, au sens large, sur l’environnement des étudiants. 


Programme des événements en lien avec la journée mondiale de l'autisme

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Retrouvez les événements, en lien avec la Journée Mondiale de l’Autisme 2026, organisés sur notre territoire par le CRA Limousin et ses partenaires.

Les appels à projets

Proposés à destination de l’ensemble des collégiens, lycéens et étudiants du territoire Limousin en partenariat avec l’Académie de Limoges.
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Les forums et tables rondes

En Haute-Vienne le samedi 28 mars
En Creuse le mardi 31 mars
en Corrèze le jeudi 2 avril
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La participation aux “Foulées du Populaire”

Rejoignez l’équipe les TS’ATHLETES, le dimanche 29 mars !
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Conférences

Le Mercredi 1er avril 2026 de 13h30 à 17h00 à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Limoges.
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Soirée Caritative

Le jeudi 2 avril Salle du ROK, 16 avenue du président Vincent Auriol, 87350 Panazol. A partir de 19h00.
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Actions complémentaires

Recensement non-exhaustif des événements proposés sur notre territoire.
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Autisme : les nouvelles recommandations pour le nourrisson, l’enfant et l’adolescent

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Communiqué de presse

Disponible sur :
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3859897/fr/autisme-les-nouvelles-recommandations-pour-le-nourrisson-l-enfant-et-l-adolescent

 

Extrait :

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) se manifeste le plus souvent dès l’enfance et perdure tout au long de la vie. Identifier le plus tôt possible les signes d’un TSA, y compris chez le nourrisson, permet de mettre en place des interventions précoces, adaptées et régulières. La Haute Autorité de santé (HAS) publie aujourd’hui de nouvelles recommandations pour aider les professionnels dans leurs pratiques, qu’ils soient issus du secteur sanitaire, social, médico-social ou encore de l’éducation. L’enjeu est d’assurer à chaque enfant un parcours de vie cohérent et inclusif en favorisant son autodétermination.

 

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) fait partie des troubles du neurodéveloppement et se manifeste le plus souvent dès la petite enfance, de façon hétérogène. Il se caractérise par des difficultés dans la communication et les interactions sociales associées à des intérêts et comportements répétitifs ou restreints. Entre 1 à 2 % de la population serait concernée par un TSA, avec une grande variabilité selon les études et les pays.

Les recommandations publiées en 2012 par la HAS ont constitué une première étape essentielle dans la structuration de l’accompagnement des enfants et adolescents autistes, en posant les principes des interventions éducatives et thérapeutiques. Depuis, la classification médicale de référence a évolué, remplaçant le terme « troubles envahissants du développement » (TED) par « trouble du spectre de l’autisme » (TSA), la compréhension du TSA et des troubles associés s’est affinée et des politiques publiques nationales ont été mises en œuvre sous la forme de plans et stratégies pour l’autisme. La HAS, quant à elle, reste mobilisée à travers la publication de nombreux travaux sur le sujet.

Pour prendre en compte les avancées scientifiques et l’évolution des pratiques professionnelles, la HAS a élaboré de nouvelles recommandations concernant le nourrisson, l’enfant et l’adolescent et fait le point notamment sur les interventions recommandées et celles qui ne peuvent l’être. L’objectif est d’améliorer et d’harmoniser les modes d’accompagnement et les pratiques de soins et d’interventions proposés aux enfants autistes afin de favoriser leur développement et leurs apprentissages et ainsi leur garantir un parcours de vie de qualité, dans une société plus inclusive.

 

Message clés

Une fiche complète la Recommandation relative au TSA : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent.
Elle reprend et adresse 25 messages clés.
Cette fiche peut-être consultée sur : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2026-02/reco463_fiche_messages_tsa_mel.pdf

 

Webinaire


La Haute Autorité de santé a également le plaisir de vous inviter au rendez-vous des bonnes pratiques :

« TSA enfant & adolescent – Comment co-construire un accompagnement de qualité ? »

Le mardi 31 mars 2026, de 19h30 à 21H00.

Inscription et renseignements sur : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3859884/fr/tsa-enfant-adolescent-comment-co-construire-un-accompagnement-de-qualite

Ce webinaire dédié aux professionnels du sanitaire, social et médico-social, vous permettra d’échanger et de poser toutes vos questions aux experts.


Planning des réunions du second semestre 2026 avec le Dr Lemonnier

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Docteur Éric Lemonnier
Docteur Éric Lemonnier

Depuis le début de l’année 2026, le Dr Lemonnier propose des temps de rencontres et d’échanges le samedi matin 10h à 12h dans les locaux du CRA.

 

L’une de ces réunions s’adresse plus spécifiquement aux adultes concernés par le TSA.
Elle est nommée “réunions de patients”.

L’autre est plus dédiée aux parents d’enfants TSA.
Elle est nommée “réunion de parents”.

 

Prochaines dates :

Mars :

Réunion patients le samedi 07/03 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi  21/03 de 10h à 12h

 

Avril :

Réunion patients le samedi 11/04 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi 18/04 de 10h à 12h

 

Mai :

Réunion patients le samedi 09/05 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi  23/05 de 10h à 12h

 

Juin :

Réunion patients le samedi 20/06 de 10h à 12h
Réunion parents le samedi 27/06 de 10h à 12h

 

Ces rencontres ouvrent un espace d’écoute et de dialogue permettant à chaque participant de partager son expérience sur les éventuelles difficultés et solutions apportées au quotidien.

Sans inscription
Renseignements : 05 19 76 17 25.


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Journal 62 CRA Limousin

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Retrouvez l’actualité du CRA Limousin et les dernières informations concernant l’autisme.

 

Sommaire :

Dans ce journal, vous accédez :

 

 

Le journal du CRA Limousin relaie des actualités issues d’un travail de veille informationnelle dans le domaine du TSA.  Les ressources mises à votre disposition ne visent pas l’exhaustivité et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du CRA.

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Présentation de l'émission : "Impérieuse Ipséité"

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Depuis un an, l’émission “Impérieuse Ipséité”, sur la radio Beaub’FM, donne la parole aux femmes autistes.
Ce projet mené par Emilie Langlais et Louise Mazeau, mère et fille, “naît d’une nécessité” (sic.) : celle d’offrir un endroit précieux de liberté pour les femmes autistes.

Au rythme d’un épisode par mois, différentes femmes viennent témoigner et échanger. Elles sont invitées à dire leur vérité.
Petit à petit, des sujets et des thèmes communs émergent à travers les interviews de Louise. Les textes et recherches menés par Émilie apportent de la profondeur et une touche de poésie.

Le CRA Limousin a voulu en savoir plus sur cette émission et sur l’énergie qui s’en dégage.
Quel sens donner au titre de cette émission ? Quelles personnes sont interviewées, et pourquoi vouloir impérativement leur donner la parole ? Que nous apportent leurs voix ?

Grâce à leur complicité, leur humour et leur joie de vivre, Emilie et Louise réussissent à faire émerger une véritable communauté d’entraide et de solidarité envers les femmes autistes.

Les propos, ci-dessous, sont ceux tenus par Emilie Mazeau et Louise Langlais. Ils ont fait l’objet d’ajustements mineurs pour une meilleure lisibilité écrite.

Impérieuse ipséité ou la nécessité d’affirmer une identité propre

Ce titre, un peu technique, peut donner l’impression que notre podcast est peu accessible, voire trop intellectuel.
Pour ne laisser personne dans l’embarras, nous redonnons la définition dans le jingle de lancement de chaque épisode.
Les mots ont une grande importance et, de manière succulente, nous aimons jouer avec.

“Impérieuse ipséité”, pour nous, c’est une urgence, un empressement à dire sa singularité et partager l’expérience que l’on a de soi-même.

Nous essayons d’apporter une approche pédagogique, notamment dans le premier épisode, en expliquant certains termes et concepts liés, en grande partie, à  la neurobiologie et l’autisme. Après le diagnostic, nous avons toutes les deux été dans une quête importante de savoir et de compréhension.
D’où viennent nos particularités, quelles en sont les explications, les recherches en cours… ?

Quand on a les explications de ce qui se passe dans notre cerveau, il est sans doute plus facile d’accepter nos symptômes.
Les femmes que nous interviewons ont souvent eu cette petite intuition. Sans doute, si elles avaient été mieux informées et écoutées, elles auraient eu moins de périodes de crise.

 

Se reconnecter à la joie d’être autiste

C’est l’un des enjeux de notre podcast.
Malgré nos difficultés, nous, les femmes autistes, gardons la capacité de nous émerveiller, de créer, de sublimer… Et ce podcast sert à cela : faire du bien.
Avant l’interview, les femmes que nous recevons sont très stressées mais toutes, à la fin, ont aimé l’exercice.
Leurs retours sont plus que positifs, salvateurs même. Ils aident à l’acceptation post-diagnostic.
L’émission permet de dire des choses qui n’avaient pas pu être exprimées, y compris à ses proches. Elle offre la possibilité d’intégrer une nouvelle communauté.
Elle permet d’être comprise dans son entièreté, pas uniquement à travers le seul prisme de l’autisme, mais, de manière plus globale, en tant que femme dans notre société.

Parler d’autisme au féminin est moins un choix de parler contre les hommes que d’affirmer les particularités liées à la place des femmes.

Nous ne sommes pas dans une démarche orgueilleuse visant à sauver les femmes autistes, ni à nous substituer à un processus de diagnostic. Nous souhaitons simplement partager et transmettre les quelques informations que nous avons pu collecter. Finalement, pour nous, chaque épisode est un apprentissage qui nous enthousiasme énormément.

 

Le podcast : un support adéquat

Nous avons écouté beaucoup de podcasts et maintenant c’est nous qui en faisons.
Ce support nous permet de toucher un grand nombre de personnes. La parole collectée peut aider à se retrouver ou à se révéler. Grâce à elle, petit à petit, se forme une chaîne d’entraide et de solidarité.
Notre soutien passe par l’attention et l’écoute, y compris dans la rage et la colère, au sein d’un lieu sécure qui se matérialise avec notre émission.

Nous recevons beaucoup de messages qui sont d’autant plus précieux que nous savons les efforts qu’ils représentent pour les rédiger. Ce sont souvent de longs messages qui semblent importants et nous nous efforçons d’y répondre. Nous sommes toujours agréablement surprises de toucher des gens que nous ne connaissons pas.

Pour ces podcasts, nous essayons de ne pas nous mettre trop de pression. Cette émission ne doit pas devenir une obsession, ni perturber le plaisir que nous avons de la réaliser.
Sa préparation s’intègre naturellement dans nos existences, car elle rejoint nos centres d’intérêts.
Ce rendez-vous est l’occasion pour nous deux de nous voir. Il doit rester un moment joyeux. Nous nous auto-sollicitons et nous stimulons mutuellement en évoquant des sujets possibles.

Au début, nous avions en tête deux ou trois personnes à inviter, mais à présent nous interviewons principalement des femmes que nous ne connaissons pas. Il n’y a cependant pas de sélection. Nous sommes très tolérantes. Cette absence de pression, nous essayons également de la transmettre aux participantes. Certaines d’entre elles peuvent décliner l’entretien aux derniers moments. Dans ce cas, ce n’est pas grave. Les raisons leur sont propres, et pour nous elles sont valables en soi.

 

Un partenaire fiable : la radio Beaub’FM

Par l’intermédiaire d’une de nos connaissances, nous avons été mises en contact avec la radio Beaub’FM. Le personnel nous a immédiatement et pleinement soutenues. Ils nous ont appris à faire les montages techniques, les singles…
Le studio est à notre disposition. Ils nous font confiance. Quand nous arrivons tout est calme et adapté.

On ne peut même pas parler d’inclusion au sein de cette radio car le personnel la pratique naturellement. Ils sont dans une écoute constante et nous laisse une très grande liberté d’action. C’est aussi grâce à leur collaboration et à leur professionnalisme que cette émission est possible.

Beaub’FM, en tant qu’hébergeur et diffuseur, protège nos droits d’auteurs.
Cette radio nous offre de plus grandes garanties morales et juridiques que d’autres sites d’écoute. Pour des raisons techniques et éthiques, nous diffuserons, sans doute, dans quelque temps, notre podcast exclusivement sur cette radio.

 

Un lien profond de filiation et de transmission

Indirectement, ce podcast peut aussi donner une bonne idée de ce que c’est que d’être un parent autiste. La parentalité est une relation privilégiée qui doit s’exercer sans rapport de domination, ni de pouvoir. Il faut savoir rester à l’écoute, ce que font très bien, je pense, les personnes autistes.

Avec Louise et son frère Adrien (invité du deuxième podcast), nous formons un groupe très soudé où chacun apporte des choses. Les propositions ne vont pas que dans un seul sens. Je trouve que ce fonctionnement est très autistique.

Nos échanges sont avant tout ceux d’adultes entre eux. Nous partageons des émotions et des informations sans que les rôles de chacun soient attribués et figés.
Nous allons à présent tester un nouveau lien, celui de la grand-parentalité qui va faire partie de la suite de notre aventure et permettre de voir comment cette transmission va évoluer.

 

Des projets et des idées

Pour compléter notre action, nous allons encore travailler notre communication, proposer des “lives” sur les réseaux sociaux.

Nous aimerions interviewer Lucie WETCHOKO, une médecin installée en Belgique, chercheuse et également personne concernée par ces enjeux.

Depuis quelques temps déjà, nous envisageons de créer une association et de mettre en place une cagnotte permanente.

Nous souhaitons organiser des rencontres, que nous appelons des “conciles”, en invitant des femmes ayant déjà participé à l’émission ou d’autres qui étaient prêtes à le faire, mais pas seules. Les rencontres seraient organisées autour d’une thématique (comme la sexualité par exemple) pour en parler toutes ensemble. Ces échanges pourraient se tenir dans des lieux adaptés à nos particularités et ouverts au grand public : bibliothèque de Limoges ou le café “Dégourdis”.

Un livre est également en cours d’écriture. Il exige d’importants efforts d’introspection.
Pour nous, il est essentiel de situer nos propos qu’ils soient écrits ou oraux : savoir d’où nous parlons et si cela fait échos à certains.
Les textes que nous présentons en début de chaque épisode sont globalement très bien perçus par nos auditrices.
Notre force dans cette communauté réside dans la possibilité de nous parler entre nous, de partager ce qui nous touche et nous concerne.

On pense souvent, à tort, que les personnes autistes ne sont pas des êtres sociaux. Pourtant, c’est tout le contraire. C’est juste que nous avons besoin d’exigence dans le rapport à l’autre.

Impérieuse Ipséité

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