Journal 51 du CRA Limousin
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- à l'éditorial du Docteur Éric Lemonnier, Directeur Médical du CRA Limousin
- les événement en lien avec la journée mondiale de l'autisme et notamment interview de Laetitia CARTON et une présentation de documentaire "J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd"
- et de nombreuses ressources et documentation en ligne
Le journal du CRA Limousin relaie des actualités issues d’un travail de veille informationnelle dans le domaine du TSA. Les ressources mises à votre disposition ne visent pas l’exhaustivité et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du CRA.
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Interview de Laëtitia CARTON réalisatrice du film « J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd »
Rencontre avec Laëtitia CARTON
- Temps de lecture estimé : 8 min
Dans le cadre de la journée mondiale de l'autisme, le mardi 2 avril à Limoges aura lieu au cinéma "Le Lido" la projection du film documentaire « J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd » en présence de sa réalisatrice Laetitia CARTON.
La séance prévue à 18h30 sera suivie d'un échange avec le public.
Pour participer à cet événement gratuit, il est indispensable de s'inscrire (jusqu'au mercredi 27 mars) : https://my.weezevent.com/javancerai-vers-toi-avec-les-yeux-dun-sourd-laetitia-carton
Avant cette diffusion, le CRA Limousin a voulu recueillir la parole de Laetitia CARTON. En tant que réalisatrice et en tant que personne autiste, nous avons voulu connaître son regard sur l'univers de la création. Nous la remercions très chaleureusement pour sa disponibilité et pour le temps qu'elle a bien voulu nous accorder.
Votre documentaire présenté le 2 avril s'intéresse à l'univers des sourds. Quels sont les liens entre ce monde et celui des autistes ?
Le tournage de ce film a été long. Il a duré dix ans de 2006 à 2016.
Je me suis intéressée au monde des sourds pour montrer qu'il ne s'agit pas d'un handicap en référence à une norme. Les sourds disposent d'une culture à part entière avec une langue qui leur est propre. Cette langue des signes m'a d'ailleurs toujours attirée. Je la trouve magique. Elle m'a permis de découvrir la richesse de leur culture. Comme pour l'autisme, nous sommes ici confrontés à un handicap, même si je déteste ce mot "handicap", que l'on nomme invisible. J'ai voulu faire ce film pour les entendants afin qu'ils réinterrogent leurs postures et qu'ils reconnaissent la surdité comme une véritable identité.
D'un point de vue plus personnel, j'ai également débuté ce film sans que mon fils et moi ayons été diagnostiqués autistes. Lorsque nous avons débuté les projections publiques j'ai été interpellée car il y avait toujours dans la salle des spectateurs qui me disaient :
"Dans ce que vous montrez vous pouvez remplacer le mot sourd par autiste... les problématiques sont les mêmes dans le combat et dans la lutte pour une meilleure reconnaissance de ce que nous sommes. On vit les mêmes choses".
Je n'ai pas eu ces retours avec les aveugles par exemple ou avec d'autres publics.
Puis en 2019 mon fils a été diagnostiqué autiste Asperger et c'est une bonne partie de la famille qui a suivi : moi, suspicion pour ma mère et d'autres membres de ma famille.
C'est peut-être pour toutes ces raisons que je me suis toujours intéressée à la différence, un mot qui me paraît plus représentatif et plus juste que celui de handicap. Il faut savoir que l'une des origines du mot handicap et l'une des images qui lui est associé est celle des poids portés par les chevaux lors de certaines courses. On dit qu'ils ont un handicap, un poids qui les gêne.
Enfin ce documentaire et la plongée dans ce monde des sourds c'est aussi une lettre à un ami, Vincent, qui m'était cher et qui malheureusement est décédé.
Vous parlez beaucoup de la notion de handicap et du rapport à la normalité, qu'entendez-vous par là ?
Je veux dire que c'est la situation qui créé un handicap et provoque l'inaccessibilité.
C'est d'ailleurs le message principal de mon film qui défend la volonté de mettre en place une société vraiment adaptée à tous.
En effet, pourquoi faut-il que le monde soit uniforme ? Ne sommes nous pas tous différents ? Cela fait partie de la richesse humaine. Nous sommes multiples.
Chez les autistes cette diversité existe. Pourtant nous devons constamment nous plier à beaucoup de normes. Nous devons constamment nous adapter ce qui nous coûte beaucoup de fatigue et d'énergie.
Vous êtes une réalisatrice autiste, à travers cette double identité quel regard portez vous sur la culture ?
L’art et la culture sont mes grands intérêts spécifiques. C'est fondamental pour toutes les sociétés et donne du sens à ma vie. Si je ne suis pas dans la création je meurs. Depuis toujours je ne me sens vivante et à ma place qu’à travers la création. Petite déjà j’étais constamment dans des activités manuelles: découpage, collage… J’ai ensuite été à l’école des Beaux Arts et là j’ai découvert le cinéma documentaire.
Avec le temps j’ai aussi identifié un autre de mes intérêts spécifiques, plus subtil, c’est l’intensité de la connexion à l’autre, par la transmission, et la communication. Ces deux intérêts, la création et la communication, se sont rejoints et ont pris forme à travers le désir de vouloir transmettre des idées et des messages par le cinéma. Et je préfère le documentaire à la fiction car cette manière de faire des films, avec le réel, dans la vraie vie, me permet d’aller à la rencontre du monde et de développer de nombreuses connexions avec un cadre trés précis dont je connais les règles.
Je pense qu’à travers mes films certaines personnes autistes arrivent à percevoir que je suis moi même autiste. Les éléments de mes créations, comme le son de ma voix, assez monocorde, ma sensibilité, la densité des idées que je transmets, la construction plutôt en arborescence que linéaire, ou bien le regard que je porte en sont les témoins.
Mes films me permettent de mettre en forme ma manière d'être, ma différence.
Enfant, j'ai le souvenir que tout était un choc pour moi. Je me suis construite à travers cette histoire qui se reflète dans mes productions.
Tout au long de mon parcours, j’ai eu de la chance, mes parents m’ont toujours laissé faire ce que je voulais, sans pression. J’ai pu faire des études en lien avec mes intérêts spécifiques, des études d’art. J’ai réussi à me plier au moule de la société, j’ai eu cette chance de le pouvoir, de savoir m’adapter, me sur-adapter, en permanence, mais pour cela, j’ai dû, en permanence, mettre un couvercle sur mes sensations, jusqu’à mon diagnostic à l’âge de 45 ans. Je sais que j’ai de la chance. De pouvoir vivre de mes intérêts spécifiques. Être artiste, cinéaste, reste une situation précaire, mais je ne pourrais pas faire autre chose, j’en suis incapable et heureusement j’ai l’intermittence du spectacle qui me permet de pouvoir continuer à faire ce métier.
Vous évoquez les connexions possibles à travers vos réalisations et l'importance de communiquer. Ce sont aussi des éléments très présents dans nos sociétés...
Comme tous les outils c'est la manière dont on utilise ces nouveaux moyens de communication qui est importante. Personnellement, les réseaux viennent épancher ma soif.
Internet, je l'attendais depuis toute petite pour pouvoir répondre à mes nombreuses questions. Les connexions offertes me nourrissent et me permettent de partager des informations à distance qui me fatiguent moins.
Ma vie sans internet serait plus dure même si je vois bien quelles sont les dérives possibles. L'idée de la vitesse exponentielle est à repenser. Il faudrait réintroduire un peu plus de lenteur.
Malgré ces aspects, je pense que ces nouvelles formes de communication sont des vecteurs importants de diffusion de la culture. Ils offrent la possibilité d'un immense partage de connaissances et de savoirs à distance. C'est du pain béni pour les autistes.
Pouvez-vous nous parler de vos projets actuels et de votre travail en cours ?
Mon nouveau film s’intéresse toujours à la transmission, et cette fois à la communication non violente (CNV). C’est un outil précieux pour tous et notamment pour les personnes TSA.
Cette manière de vivre ses relations permet notamment de vérifier quels sont les besoins et les émotions échangés, afin d’assurer une sécurité relationnelle. C’est aussi un outil qui m’aide personnellement dans ma vie quotidienne. J’ai cherché longtemps comment incarner la CNV dans un film et j’ai fait la rencontre d’une enseignante extra ordinaire, avec une classe de toute petite section en maternelle, qui incarne complètement le processus. C’est un film qui parlera donc encore et encore de transmission, mais aussi de l’enfance et de l’amour.

En guise de conclusion et en lien avec la journée mondiale de l'autisme, souhaitez vous dire une dernière chose ?
J’ai été marquée par les soirées entre sourds, au début où je ne connaissais pas leur langue, où seule entendante, c’était moi l’ "handicapée" au milieu d’eux. On expérimente ce que c’est de vivre dans un monde dont on a pas les codes, les règles, où l’on ne peut pas, où l'on est empêché. Auquel on n’a pas accès. Ça m’a permis de comprendre très tôt, que ce sont les situations qui créent le handicap, pas qui l’on est. De même comment réagirait une personne neurotypique si elle se trouvait seule autour de cinquante personnes TSA ? Comment s’adapterait-elle ?
L’autisme est une manière d’être et d’appréhender le monde différemment.
Cette déconstruction des idées reçues est lente mais je trouve qu’elle avance. Les mentalités petit à petit changent. Pour pleins de raisons, je n’aurai pas aimé vivre cinquante ans en arrière.
A présent par exemple, lorsque je vais au supermarché et lorsque je demande que l’on baisse la lumière ou la musique, je vois que les gens comprennent mieux mes demandes. Je n’ai pas besoin de reformuler ou d’expliquer systématiquement les choses. Il y a quelques années les réactions de mes interlocuteurs n’étaient pas les mêmes. Ça progresse.
En savoir plus
Cette soirée au cinéma "Le Lido" s'inscrit dans la thématique de l'autisme et de la culture retenue sur notre territoire pour la journée mondiale de l'autisme 2024.
Toutes les informations et le programme complet des festivités sont sur notre site : https://www.cralimousin.com/journees-mondiales-de-lautisme/
Suivez également Laëtitia CARTON à travers le podcast "HYPER RURAL" : https://podcast.ausha.co/hyperrural
Un podcast de Laetitia Carton, à la rencontre de ses voisins et voisines du Plateau de Millevaches, dans l'hyper-ruralité française, 7 habitants au Km2, à 750 m d'altitude.
A travers cette collecte de récits de vies se dresse le portrait en creux de la Montagne Limousine, terre d'accueil depuis toujours.
Pour aller plus loin sur le sujet de la culture, accédez également à un dossier documentaire avec de nombreuses ressources en ligne :
https://cra-limousin.centredoc.fr/index.php?lvl=cmspage&pageid=6&id_rubrique=1
Interview et dossier réalisé par Nicolas Roumiguières Documentaliste au CRA Limousin![]()
Journée mondiale de l'autisme 2024
Le CRA Limousin et l’ensemble de ses partenaires vous proposent un programme consacré à la thématique de “l’Autisme et de la Culture” dans le cadre de la journée mondiale de l’autisme 2024 qui aura lieu le mardi 2 avril.
Des manifestations sont prévues sur l’ensemble de notre territoire (Creuse, Corrèze, Haute-Vienne).
Retrouvez le programme et les lieux des expositions en cliquant ici
Toutes les informations sur la conférence “Autisme et accès à la culture” en cliquant ici
Les projections cinéma prévues en cliquant ici
Les animations complémentaires proposées par nos partenaires en cliquant ici
La participation aux Foulées Roses organisées par le journal “Le Populaire” en cliquant ici
Nouveaux regards sur l’autisme - CNRS Le journal
Autrefois considérés comme relevant d’une maladie rare et incurable, les troubles du spectre autistique sont l’objet d’un intense effort de recherche qui permet de mieux les comprendre, mieux les diagnostiquer et mieux les prendre en charge.
Aujourd’hui en France, 1 à 2 % de la population est directement concernée par les troubles du spectre autistique (TSA), troubles qui s’intègrent plus largement dans la catégorie des troubles neurodéveloppementaux, affectant dans leur ensemble une personne sur six. C’est dans ce contexte qu’a été lancée, le 22 novembre 2023, une nouvelle stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement qui vise notamment à améliorer et fédérer la recherche pour mieux comprendre les TSA, de leurs origines à leur prise en charge. Alors que la recherche a considérablement progressé au cours des deux dernières décennies, transformant le regard et les représentations autour de l’autisme, le lancement de ce plan est l’occasion de faire le point sur les récentes avancées scientifiques concernant les TSA.
(re)définir l’autisme
De quoi parle-t-on exactement lorsque l’on parle d’autisme ? Il s’agit, comme on l’a dit, d’un trouble du neurodéveloppement (TND). « Ces TND, qui sont des particularités du fonctionnement cérébral, regroupent notamment les troubles “dys” (dyslexie, dyspraxie, dysphasie), le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, les troubles du déficit intellectuel ou encore certaines formes d’épilepsie. C’est tout un spectre avec des degrés de sévérité variables », explique la professeure Caroline Demily, cheffe du pôle hospitalo-universitaire Adis (pour Autisme et déficiences intellectuelles) au centre hospitalier Le Vinatier, à Bron, et directrice du GenoPsy, le centre de référence maladies rares pour les maladies psychiatriques à expression génétique. Elle précise les spécificités de l’autisme : « Il est caractérisé par des troubles de la communication et des interactions, des intérêts restreints et des stéréotypies (comportements moteurs répétitifs et en apparence sans but, que le sujet semble être contraint d’exécuter, Ndlr). Il peut exister une très grande variété d’expressions, selon par exemple que l’autisme soit associé ou non à un trouble du déficit intellectuel ou à des conduites de camouflage chez une personne à un haut niveau de performance et d’apprentissage. »
La suite de cet article sur : https://lejournal.cnrs.fr/articles/nouveaux-regards-sur-lautisme
Présentation du dossier de presse de la nouvelle stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement : autisme, Dys, TDAH, TDI 2023-2027 ?
La stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement :
Autisme, Dys, TDAH, TDI 2023-2027
- Temps de lecture : 7 min
Dans l'attente de la parution complète de la nouvelle stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (TND) : Autisme, Dys, TDAH, TDI 2023-2027, le CRA Limousin souhaite présenter et mettre en avant le contenu de son dossier de presse paru le 14 novembre dernier.
Depuis 2005, les politiques publiques de l'autisme prennent forme à travers une succession de plans et de stratégies portées par les différents gouvernements. Ces documents orientent les actions, les appels à projets et les dispositifs d'accompagnement proposés aux familles et aux personnes.
Ils s'établissent autour de mesures et d'engagements qui permettent de mener à terme les travaux qui y sont énoncés.
Cette nouvelle stratégie s'ouvre au champ des TND et en précise le contexte. Elle a pu susciter certaines réactions de la part de personnes et d'associations s’inquiétant d’une moindre prise en compte des besoins spécifiques liés aux troubles du spectre autistique.
Quels sont les grands axes de cette stratégie ? Comment s'inscrit-elle dans la continuité des précédentes ?
Avec ce dossier de presse, le gouvernement dévoile les chiffres, les enjeux et les engagements dont certains en lien avec l'activité des Centres Ressources Autisme.
Une stratégie nationale qui apporte des repères
Elle s'appuie sur les données actualisées de la recherche et de la science comme la Classification Internationale des Maladies (CIM 11) et le DSM 5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques).
"le neuro-développement recouvre l’ensemble des mécanismes qui, dès le plus jeune âge, et même avant la naissance, structurent la mise en place des réseaux du cerveau impliqués dans la motricité, la vision, l’audition, le langage ou les interactions sociales... Les troubles du neuro-développement (TND) sont caractérisés par des difficultés significatives dans le développement de plusieurs fonctions du cerveau (fonctions cognitives) telles que la socialisation, la communication, la motricité, l’attention, le raisonnement, la mémoire ou encore les apprentissages."
(Extrait du dossier de presse)
Elle dresse ainsi une liste des différents TND :
- les troubles du spectre de l’autisme (TSA),
- les troubles du développement intellectuel,
- les troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie, dysorthographie),
- les trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
La stratégie apporte également des chiffres clés en terme de prévalence et des estimations les plus précises possibles.
"Les troubles du neurodéveloppement concernent 1 personne sur 6.
On estime :
- que l'autisme concerne 1 à 2% de la population
- que les troubles Dys concernent 8% de la population
- que le trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité concerne 6% des enfants et 3% des adultes
- que le trouble du développement intellectuel concerne 1% de la population+ de 50 % des personnes ayant un trouble du neurodéveloppement ont un second TND et d’autres maladies associées sont fréquentes : épilepsie, troubles gastro-intestinaux, pathologies cardio-vasculaires, pathologies de la vision et de l’audition, troubles du sommeil, troubles du comportement alimentaire, troubles anxieux et dépression.
- 70 % des personnes concernées ont des difficultés cognitives qui persistent à l’âge adulte."
(Extrait du dossier de presse)
Elle dénombre également de nombreux dispositifs d'accompagnement dont certains issus de l'ancienne stratégie 2018-2022 :
Exemples:
- création de 197 Groupes d'Entraide Mutuelle (GEM) dédiés aux personnes autistes
- 40 lieux de vie en cours de création pour l'accueil des personnes TSA avec des troubles complexes...
Une stratégie avec 6 grands engagements répartis en 81 mesures
- ENGAGEMENT : Amplifier la dynamique de recherche sur les TND et accélérer la diffusion des connaissances auprès de tous les acteurs.
- ENGAGEMENT : Garantir une solution d’accompagnement à chaque personne, des interventions de qualité tout au long de la vie et intensifier la formation des professionnels.
- ENGAGEMENT : Avancer l’âge du repérage et des diagnostics et intensifier les interventions précoces.
- ENGAGEMENT : Adapter la scolarité aux particularités des élèves de la maternelle à l’enseignement supérieur.
- ENGAGEMENT : Accompagner les adolescents et les adultes dans les phases majeures de leur vie, notamment pour les plus en difficulté.
- ENGAGEMENT : Faciliter la vie des personnes, des familles et faire connaître les troubles du neuro-développement dans la société.
Pour chaque trouble les approches spécifiques sont détaillées à la fin du dossier de presse.
Parmi elles et pour l'autisme :
- la volonté d'abaisser l’âge du diagnostic, notamment autour de 18 mois pour un trouble du spectre de l’autisme sévère;
- une formation proposée aux parents dès le diagnostic d’autisme établi;
- une formation des enseignants;
- un service permettant de prévenir le risque suicidaire;
- une proposition de solution alternative pour les jeunes adultes dits en « amendements Creton »;
- des lieux de vie adaptés de petite taille;
- la possibilité de bénéficier d’un service de relayage ou de répit pour les familles et les personnes autistes...
Voir l'ensemble des approches pour les Troubles du Spectre de l'Autisme.
Quelles mesures pour le fonctionnement des CRA ?
Les 81 mesures du dossier de presse abordent de nombreux domaines d'activités en matière d'autisme et de TND (scolarisation, insertion professionnelle, diagnostic, repérage...). Sans en connaître les détails et les modalités précises, nous pouvons citer certaines de ces mesures susceptibles d'être liées aux missions des Centres Ressources Autisme :
- La mesures 12 : intensifier le plan de repérage, diagnostic et intervention des adultes autistes en ESMS et à l’hôpital psychiatrique.
- Et la mesure 13 : diagnostiquer les différents TND (TSA, TDI, TDAH, Dys) des enfants et adolescents sans diagnostic actuellement en ITEP, IME, EAAP, MECS et mettre en place les interventions adaptées.
Ces 2 mesures s'inscrivent dans la continuité de la mesure 37 de l'ancienne stratégie nationale 2018-2022 portée sur notre territoire par le Centre Ressources Autisme du Limousin. - La mesure 16 : mobiliser les psychologues experts des TSA en renfort des CRA sur les diagnostics simples et développer l’utilisation du télédiagnostic dans les Centres de ressources en autisme (CRA).
- Les mesures 24 à 34 ainsi que les mesures 41 et 64 offrent la possibilité aux CRA de poursuivre et d'intensifier leurs efforts de formation auprès d'un large public de professionnels et d'étudiants (secteur médico-social, petite enfance, paramédicaux, Education Nationale, magistrats, PJJ, emploi...)
- Les formations (guidance) à tous les parents d’enfants ayant un TSA seront elles aussi maintenues.
D'autres mesures vont également orienter l'activité des CRA et de son réseau de partenaires.
Citons notamment la mesure 35 qui intègre "le livret de repérage des signes de développement inhabituel de l’enfant dans le carnet de santé" et qui instaure "un service public du repérage et de l’accompagnement précoce de 0 à 6 ans". Ce nouveau service s'appuiera sur les Plateformes de Coordination et d'Orientation (PCO).
L'ensemble des moyens mises à disposition, 680 millions d'euros, et les modalités de mise en œuvre seront détaillées dans un second temps avec la parution complète de cette nouvelle stratégie en 2024.
Le CRA Limousin veillera alors à sa diffusion et en assurera le relai auprès d'un large public.
Rédigé par Nicolas Roumiguières - Documentaliste au CRA Limousin
Journal 50 du CRA Limousin
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- les détails du dossier de presse de la Nouvelle stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement : autisme, Dys, TDAH, TDI
- des informations relatives à l'ouverture de la formation en ligne dédiée aux troubles du neurodéveloppement à destination des étudiants en médecine de 3ème cycle.
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TSA 2024 : où en sommes-nous ?
TSA 2024 : où en sommes-nous ?
2ème colloque international organisé par le GNCRA et le CRA Normandie Seine Eure, les 13 et 14 juin 2024 à Rouen.
Le Comité d’Organisation du Colloque propose :
Pour célébrer les 20 ans du Centre Ressources Autisme Normandie Seine Eure (CRANSE), c’est avec un immense plaisir, que nous vous convions au 2ème congrès National du Groupement National des Centres Ressources Autisme (GNCRA).
Nous nous retrouverons dans la salle du KINDARENA de Rouen les jeudi 13 et vendredi 14 juin 2024.
Nous souhaitons rassembler toutes personnes intéressées par le sujet de l'autisme et plus largement des troubles du neurodéveloppement autour de la thématique suivante : « TSA 2024 où en sommes-nous ? ». Ce colloque est organisé en partenariat avec le GNCRA, la Maison de l’autisme et le soutien de nombreuses institutions.
L’idée directrice de notre colloque est de proposer deux demi-journées de conférences en séance plénière avec des intervenants reconnus pour leur expertise dans leur champ d’intervention ainsi que deux autres demi-journées où sont déployés 42 ateliers répartis en quatre salles ouvertes simultanément et répondant aux thématique suivantes :
- Aux Frontières du diagnostic médical
- TSA/TND : Identifier les besoins, déployer les actions
- Proche aidants, aidants-pairs
- Inclusion et accessibilité
Près de 60 conférenciers interviendront dans notre colloque. Nous avons à cœur de vous proposer des intervenants de qualité en sollicitant l'expertise des professionnels issus de différents horizons : la Normandie et d'autres régions françaises sont en effet représentées dans chaque thématique abordée. Pour plusieurs d'entres elles, nous avons la chance d'y associer la technicité de professionnels exerçant au-delà de nos frontières.
Programme et autres informations sont disponibles sur le site de l'événement.
Ouverture de la formation en ligne dédiée aux troubles du neurodéveloppement à destination des étudiants en médecine de 3ème cycle.
La formation a été conçue par un comité éditorial réunissant des experts scientifiques (neuropédiatres, neuropsychologues, psychiatres, psychiatres d’enfants et d’adolescents) pour la plupart membres des centres d’excellence TND et des centres ressources autisme, garantissant ainsi une formation respectueuse des recommandations de bonne pratique.
La formation est organisée en 34 cours qui portent notamment sur :
- Les TND : les repérer et les connaître à tous les âges de la vie, de l’enfant à la personne âgée : enjeu essentiel en terme de diagnostic et de soins ;
- Les spécificités des formes cliniques selon le genre, les femmes restant sous- diagnostiquées ;
- Les notions historiques dans un domaine qui a souvent changé de terminologie scientifique ;
Des cours plus spécifiques montrant la richesse de ce domaine de la médecine (par exemple la robotique, la génétique ou encore la physiopathologie).
La formation est gratuite et disponible après inscription en suivant le lien.
Vous trouverez également une présentation vidéo du module.
Toutes les informations sont sur : https://handicap.gouv.fr/ouverture-de-la-formation-en-ligne-dediee-aux-troubles-du-neurodeveloppement-tnd-autisme-tdah
Journal n°49 du CRA Limousin
Journal n°49 du CRA Limousin
Retrouvez l'actualité du CRA Limousin et les dernières informations concernant l'autisme.
Sommaire :
Dans ce journal, vous accédez :
- à l'éditorial d'Andréa Perrier, Directrice du CRA Limousin
- au programme complet des formations à venir 2024 portées par le CRA Limousin
- à la Nouvelle stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement : autisme, Dys, TDAH, TDI
- à de nombreuses ressources et documentation en ligne
Le journal du CRA Limousin relaie des actualités issues d’un travail de veille informationnelle dans le domaine du TSA. Les ressources mises à votre disposition ne visent pas l’exhaustivité et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du CRA.
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Programme complet 2024 : formation/sensibilisation CRA Limousin
Programme complet 2024 : formation/sensibilisation CRA Limousin
Les formations présentées sont gratuites.
Les formateurs sont des professionnels du CRA formés au TSA et les partenaires du CRA Limousin.
Pendant ces journées, les participants bénéficieront d’une présentation théorique mais aussi d’échanges sur des situations concrètes.
Inscriptions et renseignements auprès du service formation du CRA
Téléphone : 05 19 76 17 25
Mail : formation.cralimousin@chu-limoges.fr
Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00














