Temps de rencontres post-diagnostic 1er trimestre 2025

Actualités CRA

Le CRA Limousin met en place à compter du 1er trimestre 2025 des temps de rencontre post-diagnostic :

 

  1. Vous venez de recevoir un diagnostic pour vous ou votre enfant, le Dr LEMONNIER, Directeur médical, propose des temps d’échanges :
  • Le samedi 11 janvier 2025
  • Le samedi 08 février 2025
  • Le samedi 8 mars 2025

Sans inscription, au CRA, de 10h00 à 12h00. Renseignements : 05 19 76 17 25.

2. Nos coordinatrices de parcours vous proposent un atelier :
«  Comment et pourquoi créer un emploi du temps ? »

  • Le 27 janvier 2025 de 9h30 à 11h30 (pour les parents d’enfants diagnostiqués entre 0 et 12 ans)
  • Le 18 février 2025 de 9h30 à 11h30 (pour les parents d’enfants diagnostiqués de 12 à 18 ans)
  • Le 25 mars 2025 de 9h30 à 11h30 ( pour les adultes diagnostiqués)

 

Sur inscription obligatoire, groupe de 8 personnes :  formation.cralimousin@chu-limoges.fr


Ouverture du CRA Limousin pour la fin d'année 2024

Actualités CRA

Le Centre Ressources Autisme Limousin sera ouvert durant les fêtes de fin d’année :

 

  • les lundis 23 et 30 décembre
  • ainsi que les vendredis 27 décembre et 3 janvier .

 

Nous sommes ouverts et joignables sur les heures habituelles de travail.

 

L’ensemble du personnel du CRA Limousin vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.


Présentation de la future Maison de l'Autisme et des TND du Limousin

Actualités CRA


Le mois de novembre 2024 a été marqué par le premier anniversaire de la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement 2023-2027 : autisme, troubles dys, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), trouble du développement intellectuel (TDI).

Pour apporter des réponses à ces grandes orientations sur son territoire, le CRA Limousin, qui dépend du CHU de Limoges depuis 2018, lancera en 2025 un chantier exceptionnel par son ampleur et son ambition.
Il s’agit en effet de construire la Maison de l’autisme et des TND du Limousin, laquelle sera installée dans un bâtiment sis rue Mirabeau à Limoges, au terme de 10 mois de travaux de restructuration.

Comment ce projet a -t-il pris forme ? Quelles en ont été les étapes ? Avec quels acteurs et pour quels publics ?
Des questions auxquelles vont répondre les organismes et personnes concernés.

Un appel à mécénat est ouvert pour la réalisation de ce projet unique en France : cliquez ici


M. Jean-Christophe ROUSSEAU

Directeur Général Adjoint du CHU de Limoges

Pouvez-vous nous expliquer l’historique et les motivations du CHU à investir dans le projet d’une Maison de l’autisme et des TND en Limousin ?

Depuis 2018, le CHU de Limoges s’est engagé à accompagner le CRA Limousin dans ses missions et sur son territoire d’intervention.
Rapidement le CHU a souhaité apporter des réponses satisfaisantes, en terme de moyens pour assurer ce portage, notamment en matière de locaux et d’environnement.
Avec nos partenaires, nous avons très tôt engagé une réflexion pour trouver une solution adaptée qui convienne à tout le monde, usagers et professionnels, et qui fédère l’écosystème, l’ensemble ou le plus grand nombre de partenaires locaux de la filière.

L’idée de regrouper un maximum d’acteurs en un même lieu a alors été retenue.
Cette réflexion s’est aussi faite avec en arrière-plan la création d’une maison de l’autisme nationale à Aubervilliers. Même si les projets ne sont pas les mêmes, le vocable « maison » pour son côté fédérateur et accueillant est resté.

Concernant le choix du bâtiment, un groupe d’acteurs partis prenants du projet s’est constitué dès 2019. Chacun a pu exprimer ses besoins, notamment en terme de surfaces, pour définir un cahier des charges. Le choix s’est alors porté sur un bâtiment situé 22 rue Mirabeau à Limoges.

© ASB Architecte
Parvis d’entrée © ASB Architecte

Ces locaux présentent de nombreux avantages : une présence centrale dans Limoges et une bonne desserte. La superficie offre également des possibilités de développement et d’aménagement. Nous allons par exemple agrandir le parking existant pour accueillir les usagers et les bénéficiaires de tous les services présents.

L’acquisition du bien s’est faite en 2022.
Les travaux vont débuter avec un peu de retard à cause de la sortie de la crise sanitaire, de la hausse des coûts de construction avec le changement de certaines normes relatives à la performance énergétique.
Nous avons donc été obligés de revoir notre plan de financement qui, aujourd’hui, s’élève à 3.5 millions d’euros.

Quels sont les financeurs ?

Il y a un apport conséquent du CHU en lien notamment avec des crédits alloués par l’Agence Régionale de Santé de la Nouvelle-Aquitaine.
Nous avons aussi sollicité d’autres organismes et associations pour compléter ce budget.

Notre principal donateur est la Fondation des Hôpitaux.

Nous avons aussi été aidés à ce jour par l’Europe et les collectivités locales : le Conseil Départemental de la Haute-Vienne et la Ville de Limoges.

Nous souhaitons élargir notre financement et l’ouvrons à d’autres partenaires qui veulent soutenir ce projet avec la création d’un appel à mécénat (disponible ici).

 

Quelles vont être les missions de cette Maison de l’autisme et des TND et quel rôle va-t-elle jouer sur notre territoire ?

La Maison de l’autisme et des TND proposera différentes activités à la faveur des nombreuses structures qui vont la composer.

Nous voulons créer une synergie pour les professionnels et les usagers en mutualisant l’ensemble des ressources qui seront regroupées dans ce même lieu.

La Maison de l’autisme en nationale n’est pas comparable. Nous n’avons pas de circulaire ou de cahiers des charges sur lequel nous appuyer. C’est ce qui en fait son originalité et en même temps sa force.
Nous allons à présent entamer une phase de concertation avec nos partenaires pour définir des règles de fonctionnement communes et les responsabilités de chacun, sur le modèle d’un règlement de copropriété.

La réalité de cette maison sera ce qu’en feront ses occupants et la manière dont ils feront vivre ce lieu, mais il y a tout lieu d’être vraiment enthousiaste à son propos.

 

Quelles attentions seront portées pour prendre en compte les spécificités et particularités du public accueilli ?
Maison de l’Autisme d’Aubervilliers © Photo : ASB Architectures; Luca Nicolao

Au cours de l’année 2024, le CHU a sélectionné le cabinet « ASB Architectures » pour être le maître d’œuvre du projet. Ce cabinet d’architecte a une forte expérience dans le secteur médico-social. Il a déjà piloté de nombreux travaux comme la construction de structures d’accueil ou encore celle de la maison de l’autisme à Aubervilliers.

Nous échangeons très régulièrement avec ASB et les partenaires à travers de nombreux points d’étapes (visites sur site, visio conférences).

Pour conclure pouvez-vous nous dire quelles vont être les prochaines étapes avant l’ouverture du lieu ?

Le début de l’année 2025 sera marqué par un temps plus administratif d’appels d’offres et d’attributions de marchés. Les travaux devraient ensuite débuter au plus tard au printemps 2025. Ils s’étaleront sur environ 10 mois.

L’ouverture de la Maison de l’autisme et des TND du Limousin est prévue pour le printemps 2026.

Nous souhaitons que ce projet innovant puisse trouver sa place sur le territoire en résonnance avec l’ensemble des structures déjà existantes.

Andréa PERRIER

Directrice du CRA Limousin
Référente du projet de la Maison de l’autisme et des TND

 

Notre projet est innovant. Il n’a pas d’équivalent.

L’objectif est la fluidité pour les usagers, les familles et le travail en complémentarité entre les partenaires dans un lieu unique. La Maison de l’autisme et de TND répond aux besoins des personnes concernées avant, pendant et après le diagnostic.

Les missions remplies par cette maison seront donc très transversales. Elles regrouperont les volets de l’information, du conseil, du diagnostic, de la prise en charge et de la formation.

Nous nous appuyons également sur les connaissances fines de nos partenaires et restons attentifs aux points de vigilance à avoir pour l’accueil du public.

Alcôve © ASB Architecte
Alcôve © ASB Architecte

Nous allons installer à chaque étage des alcôves équipées de rideaux pour que chaque personne, si elle en éprouve le besoin, puisse s’isoler. Le parcours se déploiera avec des courbes aux lignes fluides et aux tons neutres. Les espaces seront aménagés pour tenir compte des aspects sensoriels et des particularités cognitives des personnes accueillies : PVC, plafonds en mousse acoustique, gradateurs de lumière notamment dans les salles d’évaluation utilisées par le CRA.

A l’extérieur des lieux végétalisés sont prévus ainsi qu’un espace pour pique-niquer.


Docteur Éric LEMONNIER

Directeur Médical du CRA Limousin

L’idée première de ce futur établissement est de regrouper dans un même lieu différents acteurs des volets de l’accompagnement et du diagnostic.

L’évolution de la notion de l’autisme et son inscription dans les différentes classifications médicales l’ont conduite aujourd’hui à être reconnue comme un trouble spécifique au sein de l’ensemble des troubles neurodévelopementaux. Cette maison répond donc parfaitement aux évolutions et à l’état actuel des connaissances scientifiques. Elle trouve du sens en respectant la singularité de l’autisme.

Le bâtiment offre également de belles opportunités pour des aménagements possibles et une large ouverture à l’ensemble des acteurs mobilisés par les TND.
Je me félicite de la pleine conscience du CHU de Limoges de nous offrir de telles conditions d’accueil et de travail car celles actuellement du CRA sont plus limitées.

Mme TREUIL – LE GUILLOUX

Représentante de l’Association « Actions pour l’Autisme Asperger »

Cette maison est une excellente initiative. Elle va donner une meilleure visibilité de l’existant sur notre territoire aux familles et personnes concernées. Elle facilitera les échanges et l’entrée en contact pour tous.

Mme MAZABRAUD

Adhérente de l’Association « Actions pour l’Autisme Asperger »

La maison de l’autisme et des TND va renforcer la mutualisation des moyens sur le plan humain et faciliter l’accès à de nombreux services comme la documentation et l’information.

 

Mme LEBRETON

Educatrice & plateforme de ressources PRAETER de l’APAJH Creuse

Nous allons mutualiser notre bureau avec nos collègues de l’APAJH 87. A travers ce lieu nous voulons aussi développer notre partenariat et favoriser la montée en compétences de nos équipes.

 

 

Mme HARDY

Directrice Générale Adjointe des PEP 87

Les PEP seront principalement représentés par la Plateforme de Coordination de d’Orientation (PCO) 0-6 ans et par celle en cours d’ouverture dédiée aux 7-12 ans. La présence de nombreux acteurs en un même lieu va apporter plus de cohérence dans nos interventions respectives. Elle permettra de mieux faire les choses tous ensemble et non pas les uns à côté des autres.

Mme DUPUY

Coordinatrice de la PCO 0-6 PEP 87

Ce regroupement de professionnels présente le double avantage de faciliter les échanges entre intervenants et d’offrir aux familles un lieu commun d’information en lien avec les TND.

 

M. AZANZA Mme BISON 

Chef de service et conseillère emploi du dispositif PLIMOT 87 emploi accompagné

Naturellement notre dispositif d’emploi accompagné avait toute sa place dans ce projet. Nous accompagnons un important public avec trouble du spectre de l’autisme. Nous pourrons mieux faire connaître nos missions et bénéficier d’échanges directs avec nos partenaires.


Les partenaires de la Maison de l’Autisme et des TND

Le CRTLA (Centre Référent des Troubles du Langage et des Apprentissages) du Limousin sera également présent dans la future Maison de l’Autisme et des TND.
D’autres partenaires viendront tenir une permanence, notamment les PEP 19.


Appel à mécénat

Pour soutenir financièrement la création de la future Maison de l’autisme et des TND du Limousin, cliquez sur le lien suivant :

Cliquez ici

Vous souhaitez davantage d’informations sur la Maison de l’autisme et des TND.
Contactez le 06/25/60/35/05 (Andréa Perrier – Référente du projet)


Visite avec les partenaires de la maison de l’autisme et des TND le 12 novembre 2024


Programme 2025 de Formation du CRA Limousin

Actualités CRA

🗓 Le Centre Ressources Autisme Limousin en collaboration avec l’ensemble de ses partenaires vous propose son programme de formation pour l’année 2025.
 
✏ Nos formations abordent différentes thématiques dont une nouvelle autour de la fratrie. L’ensemble des actions qui vous sont ici proposées sont gratuites.
Les intervenants sont des professionnels du CRA avec l’appui de notre réseau partenarial.
Pendant ces journées, les participants bénéficieront d’une présentation théorique mais aussi d’échanges sur des situations concrètes.
 
👉 Certaines formations destinées aux proches aidants d’une personne TSA bénéficient du soutien de la Caisse Nationale de Solidarité pour la prise en charge des frais de déplacement, de restauration et d’hébergement.
 
Les interventions proposées couvrent l’ensemble de notre territoire : Creuse, Corrèze et Haute Vienne.
 
📌 Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous contacter :
05 19 76 17 25
 


Présentation du Cart’Atypique

Actualités CRA

Le Cart’Atypique : un cartable de ressources inclusives

 

G. Simonneton-Labrière professeur ressources TSA 23, E. Joguet coordinatrice de parcours au CRA, C. Duquerroy professeur ressources autisme 87, S. Barrier coordinatrice de parcours au CRA

 

Le lundi 16 septembre 2024 la Cour des Comptes publiait un rapport sur l’inclusion scolaire des enfants avec handicap. Ce rapport soulignait que le système scolaire avait su se transformer sur le plan quantitatif mais il pointait également la complexité du parcours pour les élèves et leurs familles confrontés à des équipes éducatives pas encore suffisamment outillées et préparées face aux différentes situations.
Ces professionnels “souhaitent bénéficier de conseils et d’appuis de spécialistes, issus notamment des secteurs médico-sociaux et médicaux, et aspirent au renforcement de formations « croisées » destinées à dépasser les cloisonnements entre les différents métiers impliqués”.

Pour pallier à ce manque et faciliter le parcours des élèves avec Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA), le CRA Limousin en partenariat avec les professeurs ressources autisme de l’Éducation Nationale présents sur notre territoire ont créé le Cart’Atypique.

 

Un projet multi partenarial pensé et structuré sur le long terme

La création de ce cartable répond à un double constat de la part des professionnelles chargées de la coordination de parcours au sein du CRA et des professeurs ressources autisme.

Nous nous sommes rendus compte que lors de nos interventions dans les écoles nous avions les mêmes manques en terme de supports pour étayer nos explications. Nous fournissons beaucoup d’informations et de conseils à l’oral sans laisser de véritables traces écrites après nos passages.
Emile Joguet, coordinatrice de parcours au CRA

 

Nous avons commencé à travailler autour de fiches selon des thématiques que nous jugions plus pertinentes que d’autres. Elles devaient nous permettre d’aborder dans sa globalité la question du TSA avec tous nos interlocuteurs. Ces fiches ont été construites en fonction de notre public, de ses attentes et de nos observations de terrain. Nous avons beaucoup travaillé sur la terminologie et le vocabulaire afin d’aller à l’essentiel.
Céline Duquerroy, professeur ressources autisme (87)

 

Nous avons pris l’habitude de nous réunir tous les 2 mois. Les fiches ont été pensées en complément de nos interventions. Puis nous avons eu l’idée d’enrichir notre contenu en y intégrant du matériel et des jeux utiles pour les élèves avec TSA. Nous voulions montrer de manière encore plus tangible les possibilités existantes pour favoriser les apprentissages et postures à l’égard de ces enfants.
Sandrine Barrier, coordinatrice de parcours au CRA

Co-construit entre professionnels du secteur éducatif et médico-social, ce projet a également bénéficié de l’appui du service de communication du CHU de Limoges pour la mise en forme des fiches outils ainsi que d’un financement de la part de l’Agence Régionale de Santé.

 

Des supports alliant théorie et pratique

9 fiches didactiques ont été construites et pensées comme des outils de médiation favorisant une meilleure compréhension du Trouble du Spectre de l’Autisme. Les explications, informations et exemples présents sur chacune de ces fiches permettront d’échanger de façon plus concrète et précise avec les équipes éducatives.


Les thèmes retenus comme la structuration visuelle de l’espace, du temps ou l’actualisation des connaissances sur le TSA doivent permettre aux enseignants et accompagnants l’acquisition de nouvelles compétences qui favoriseront leurs postures.

Avec le Cart’Atypique, nous avons déjà la possibilité de faire une première sensibilisation à l’autisme mais l’objectif c’est d’aller plus loin. C’est d’expliquer à nos interlocuteurs : “c’est quoi le TSA et c’est quoi le TSA pour cet enfant”.
Emile Joguet, coordinatrice de parcours au CRA

 

Nous espérons que la prise en main du matériel et sa manipulation permettra au personnel éducatif de visualiser très concrètement les adaptations et les bénéfices qui peuvent en tirer. Nous voulons présenter des outils accessibles pour les écoles à des prix très corrects autour de différents aspects : le sensoriel, la communication, la motricité fine…
Sandrine Barrier, coordinatrice de parcours au CRA

 

De plus en plus de classe sont équipées avec du petit matériel. Les enseignants sont globalement demandeurs. Ils comprennent que les adaptations et les aménagements possibles sont finalement bénéfiques pour tous. Cette mallette nous permettra à nous en tant qu’intervenant de ne rien oublier de conseiller.
Céline Duquerroy, professeur ressources autisme (87)

 

Présentation et contenu

Toutes les fiches outils ont été conçues sur un même modèle qui comprend le message clé, l’objectif du sujet traité, les bénéfices, les règles à respecter… Elles sont illustrées par de nombreux exemples et supports visuels pour une meilleure perception et assimilation du sujet. Pour aller plus loin des contenus en ligne sont également associés.

Le matériel sélectionné et proposé vise à la fois l’amélioration des apprentissages (lecture, écriture, graphisme…) et des postures (attention, proprioception, flexibilité…).

Une sélection d’ouvrages complète le contenu mis à disposition dans ce cartable.

Déploiement et perspectives

Une premier déploiement de 7 Cart’Atypiques est prévu sur l’ensemble de notre territoire d’intervention, ex-région Limousin, pour cette rentrée scolaire.
Ces cartables accompagneront les déplacements :

  • des 2 coordinatrices de parcours du CRA Limousin,
  • de chacun des professeurs ressources autisme sur les 3 départements (19, 23, 87)
  • ainsi que des Équipes Mobiles d’Appui médico-sociale pour la Scolarisation (EMAS) des élèves en situation de Handicap.

C’est donc auprès de ces professionnels que les demandes et sollicitations peuvent se faire pour l’instant. Elles seront complémentaires à leurs interventions et dans les limites de leur champ d’actions.
Les Cart’Atypiques ne seront donc pas prêtés. Ils accompagneront les démarches des intervenants.
Le matériel pourra être manipulé, testé et faire l’objet de discussion autour de différentes adaptations.
Certains contenus seront néanmoins remis aux équipes : fiches outils, guides d’accompagnement, recommandations de bonnes pratiques…

Le public ciblé va de la maternelle au lycée et touche l’ensemble du personnel éducatif: enseignants, AESH, personnel du périscolaire…

 

Le travail en partenariat que nous avons accompli est dense et riche. Il vise à mieux faire connaître le TSA et cherche à favoriser la complémentarité des différents acteurs dans le parcours des élèves autistes durant leur scolarité.
Sandrine Barrier, coordinatrice de parcours au CRA

 

Nous sommes assez impatients de pouvoir présenter le Cart’Atypique et d’aller en classe pour l’essayer et trouver des adaptations pour les équipes et les élèves.
Emile Joguet, coordinatrice de parcours au CRA

 

Avec cette démarche et la création de ce médium, nous voulons englober tous les enfants qui ont des besoins particuliers et ouvrir de nombreuses possibilités aux différents profils d’élèves.
Céline Duquerroy, professeur ressources autisme (87)

Les échanges entre professionnels sont amenés à perdurer pour évaluer les premiers retours d’expérience du Cart’Atypique et pour réfléchir à des améliorations possibles : création de nouvelles fiches ou de modules complémentaires, déploiement de nouveaux cartables et partenariats, actualisation des ressources…

L’objectif étant que tous les secteurs d’intervention mobilisés dans la scolarisation des élèves TSA puissent être considérés comme prenant part à un accueil éducatif inclusif pris dans sa globalité.

 

Pour aller plus loin:

Tous savoir sur la rentrée scolaire 2024/2025 : https://handicap.gouv.fr/eleves-autistes-dys-tdah-tdi-tout-savoir-sur-la-rentree-2024

 

 

Interview et dossier réalisé par Nicolas Roumiguières
Documentaliste au CRA Limousin


CRA CHU

Mieux connaître les secrétaires du Centre Ressources Autisme (CRA) Limousin

Mieux connaître les secrétaires du Centre Ressources Autisme (CRA) Limousin

 

Rouage essentiel du fonctionnement du CRA Limousin, le poste de secrétaire est à la croisée des chemins des différents professionnels, usagers et partenaires de notre structure.
Intégrés à l'ensemble de l'équipe et en contact permanent avec chacun de ces membres, ils sont 3 (2.5 équivalent temps plein) à exercer cette mission pour assurer l'accueil, l'écoute et le suivi des demandes.
L'interview qui leur est consacré a pour but de mieux les connaître et de rappeler l'importance de leurs rôles dans le fonctionnement de notre organisation.

 

 

De larges missions pour bien accueillir et bien orienter

L'une des missions premières du secrétariat consiste à accueillir et renseigner son public. Elle se fait par téléphone, par message ou physiquement.

Nous sommes le plus souvent les premiers interlocuteurs. Beaucoup de gens nous appellent pour une information parce que nous sommes identifiés comme "Centre Ressources". Les gens ne savent pas toujours très bien ce que l'on fait. On passe du temps avec eux pour leur expliquer la démarche diagnostique ou leur transmettre des informations justes dans le domaine de l'autisme. On applique certains filtres comme celui de la sectorisation géographique pour le traitement des demandes. Il y a parfois de l'incompréhension. Nous devons alors gérer les réactions ce qui n'est pas toujours facile.
Antoine

 

Nous faisons le lien entre les professionnels du CRA, les patients et les documents nécessaires. C'est ce que nous appelons au sein du CHU "l'identitovigilance".
Nous récoltons les premières informations qui seront utiles par la suite. Les gens nous disent tout : leurs inquiétudes, leurs parcours, leurs sentiments (détresse, incompréhension ou attente par rapport à l'orientation)...
Willy

 

Les gens sont souvent perdus. Ils ont eu des informations diverses et parfois contradictoires. Nous devons être capables de les apaiser dans le respect, la neutralité et l'écoute. Nous pouvons leur donner des conseils et si besoin les réorienter vers d'autres services. Une fois les démarches engagées, nous sommes les garants de la bonne tenue des dossiers qui doivent être conformes aux normes du CHU. Un dossier complet facilite l'accès à l'ensemble des services et assure un meilleur accès aux soins.
Angélique

 

Si ce premier contact joue un rôle déterminant, le lien entre le secrétariat et ses interlocuteurs ne s'arrête pas là. Il perdure durant toute la démarche diagnostique.

Nous fournissons des renseignements concernant les délais, les rendez-vous, les documents manquants ou les imprévus. Nous sommes à l'écoute et si besoin nous reformulons par écrit ou à l'oral.
Willy

Nous restons disponibles pour accueillir le public et assurer la collaboration avec le reste de l'équipe et les autres services.
Angélique

Nous créons du lien avec les patients au départ, durant la démarche et même par la suite pour ceux qui ont des besoins complémentaires.
Antoine

 

Des adaptations et plusieurs possibilités pour contacter le CRA Limousin

Nos interlocuteurs ne savent pas toujours s'ils sont au bon endroit. Ils nous demandent s'ils peuvent directement effectuer une démarche diagnostique ou s'ils doivent être orientés par des professionnels, ce qui n'est pas nécessaire. Si pour diverses raisons  ils ne peuvent pas se déplacer, on peut leur envoyer un dossier à remplir directement par mail. Nous pouvons aussi le faire par voie postale lorsqu'il y a des difficultés ou un manque de maîtrise du web. Globalement, les gens privilégient l'échange écrit qui est plus simple et plus explicite. Nous nous adaptons.
Willy

 

Pour les adultes autistes, l'entrée est peut-être plus complexe car ils sont directement confrontés à des démarches par téléphone et à de nombreux documents à remplir. On essaye de leur laisser des messages écrits pour être le plus explicite possible. On met l'accent sur des mots clés, sur des documents prioritaires pour ne pas les bloquer.
Angélique

 

Illustrations des difficultés de communication par téléphone chez certaines personnes autistes

 

 

https://leblogdepetiteloutre.com/2021/11/26/autisme-et-telephone-difficile/

 

 

Savoir être et savoir faire

Pour ce poste, il faut des qualités humaines et de solides connaissances professionnelles. Il faut se montrer neutre et empathique sans prendre les choses pour soi. Nos premiers entretiens sont structurés à travers des fiches qui nous aident à aller à l'essentiel. L'information que nous récoltons et distillons doit être claire et précise sinon elle peut être déformée. Nous sommes parfois confrontés à des décisions juridiques, nous devons avoir quelques notions de droit pour ne pas faire d'impair.
Angélique

 

Nous sommes en première ligne, il faut donc être rassurant et savoir s'adapter aux demandes. Nous avons une importante charge de travail qui nécessite de l'organisation et une bonne communication. A certains moments, nous devons accepter d'être dans l'urgence et prioriser nos tâches.
Willy

 

Il faut de l'empathie, de la bienveillance et de la patience. Nous devons être particulièrement attentifs aux difficultés de communication d'une partie de notre public. Nos phrases doivent être courtes et simples ce qui implique parfois de prendre un peu plus de temps. Je fais aussi attention à l'intonation de ma voix. Cela fait partie de l'accueil physique au sens large et de la posture à tenir.
Antoine

 

Le secrétariat du CRA Limousin s'occupe également de recueillir des données chiffrées pour l'élaboration des rapports d'activités. Ce travail nécessite de bien maîtriser les outils de bureautique. Des connaissances utiles également pour les rédactions des compte rendus qui mobilisent d'autres compétences en matière de syntaxe, grammaire et sémantique.

 

 

L'inscription d'un travail au sein d'une équipe plurielle

Nous orientons les demandes auprès des professionnels concernés. Elles peuvent s'adresser aux médecins, à notre direction ou être liées à des besoins administratifs, de formation ou de documentation.
Willy

Chaque collègue a ses spécificités et son public. Nous positionnons les rendez-vous selon ces critères et selon leurs disponibilités. Les évaluations nécessitent un certain temps, nous devons être vigilants. Nous participons à l'ensemble des temps institutionnels comme les réunions d'équipe ou la préparation d'événements.
Antoine

Nous sommes sollicités par nos partenaires et devons faire le lien avec le bon interlocuteur du CRA. Tout le monde est accessible. Nous sommes très attentifs à la communication et à la fluidité des informations.
Angélique

 

 

Souhaitez vous nous dire un dernier mot en guise de conclusion ?

Le CRA fait partie de l'hôpital. Il a une mission de service public qui défend des valeurs d'accessibilité et de gratuité pour les personnes autistes et leurs proches.
Antoine
Je me sens utile et à ma place au CRA. Mon parcours et mes connaissances me permettent d'aider notre public.
Angélique
Même si certains moments sont plus difficiles, j'ai le sentiment, en travaillant au CRA, que je peux soutenir les personnes ce qui correspond à mes valeurs et à ma personnalité.
Willy

 

Interview et dossier réalisé par Nicolas Roumiguières
Documentaliste au CRA Limousin


Présentation de la formation "Mieux vivre ma parentalité"

Présentation de la formation
"Mieux vivre ma parentalité"

 

La formation "Mieux vivre ma parentalité" animée par le CRA Limousin s'inscrit dans le cadre d'un programme mené par le GNCRA en partenariat avec la DIA, la CNSA et les Associations de familles. Ce dispositif permet de proposer des formations gratuites aux proches aidants de personnes autistes.

"Mieux vivre ma parentalité" s'adresse aux parents, grands parents, assistants familiaux et à toutes les personnes proches d'un enfant autiste âgé de 0 à 12 ans dans son quotidien.
Les objectifs principaux sont :

  • Se repositionner en tant que femme ou homme par rapport à l’autisme de son enfant.
  • Parvenir à prendre soin de soi et améliorer sa qualité de vie.
  • Définir ses propres objectifs pour retrouver un équilibre.

Sur le premier semestre de l'année 2024, neuf participants ont pris l'habitude de se réunir tous les 15 jours lors de séances d'une durée de 2h30.
Sept séances sont programmées. Elles abordent à chaque fois un thème différent (le comportement de mon enfant, sa scolarisation, les particularités sensorielles...).

Pour mieux présenter son contenu et ses objectifs, le CRA Limousin a voulu donner la parole à deux de ces participantes : Emilie COUDERT et Elisabeth GANDOIS

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours jusqu'à cette formation ?

Emilie COUDERT : Je suis la maman de 2 enfants âgés respectivement de 6 et 7 ans 1/2. C'est mon plus jeune qui a été diagnostiqué au CRA en juillet 2022. Cette annonce a été un soulagement mais j'ai aussi eu la sensation que le ciel me tombait sur la tête. Le diagnostic m'a apporté beaucoup de réponses sur le comportement de mon fils. J'ai également pris conscience du long parcours qu'il nous restait à faire, notamment auprès de la MDPH et pour sa prise en charge. J'avais eu l'occasion de suivre une première formation auprès du CRA Limousin. Celle concernant la parentalité apparaissait complémentaire.

J'ai pu bénéficié du soutien de mon employeur. C'est une ressource énorme d'avoir un patron compréhensif et de pouvoir adapter son emploi du temps. Tout le monde n'a pas cette chance. Pour avoir échangé avec d'autres parents tous ne peuvent pas avoir ce temps pourtant nécessaire.

 

Elisabeth GANDOIS : Je suis aussi maman de 2 enfants. C'est ma fille de 6 ans qui a été diagnostiquée au CRA en octobre 2023. L'accès à ce diagnostic a déjà été un mini parcours. Nous avons rencontré beaucoup de professionnels qui nous ont tenu des discours paradoxaux. C'est par la biais de mon travail que nous avons été mis sur la piste de l'autisme.

J'ai suivi une première formation auprès du CRA qui m'a fait du bien. Elle m'a permis d'avoir des informations claires et validées que j'ai pu transmettre à mon entourage. Cette formation était très intéressante mais trop courte. C'est pour ça que je me suis inscrite à celle sur la parentalité.

En parallèle j'ai pu suivre d'autres formations sur le TSA dans le cadre de mon travail. Je suis responsable d'un centre de loisirs et nous accueillons des enfants autistes. J'ai donc une double casquette parent et professionnel qui me permet d'avoir une compréhension globale.

 

Quelles étaient vos attentes par rapport à cette nouvelle formation ?

Emilie COUDERT : Les formations précédentes parlaient du TSA dans sa globalité. Elles m'ont donné des éléments théoriques très importants.

Avec cette nouvelle formation, je souhaitais aller plus loin en analysant non pas l'autisme de manière générale mais en ciblant plus celui de mon enfant.

Je voulais avoir des éléments de réponses sur des sujets précis le concernant. Par exemple les relations au sein de la fratrie, la résolution des conflits... J'attendais de cette formation un soutien concret pour m'aider en tant que parent à gérer au quotidien l'autisme et les singularités de mon fils.

 

Elisabeth GANDOIS : J'avais besoin d'enrichir mes connaissances théoriques sur toutes les spécificités du spectre. Les explications scientifiques m'aident à décrypter le fonctionnement de mon enfant et légitiment ma parole. Elles donnent du poids à mon discours lorsque je m'adresse à des interlocuteurs professionnels ou néophytes.

Je voulais aussi rencontrer d'autres personnes, ne pas me sentir seule. J'avais à cœur d'échanger des astuces, les carnets d'adresses, de voir avec d'autres quelles étaient leurs stratégies ? Je souhaitais prolonger ce que j'avais commencé à mettre en place lors des premières formations.

 

Comment se déroule les différentes séances de "mieux vivre ma parentalité" ?

Emilie COUDERT : Nous abordons à chaque fois une thématique différente définie selon un programme précis. L'animation se fait par un binôme de professionnels du CRA.
Tout le monde prend la parole. On peut s'appuyer sur un support qui va lancer la discussion de groupe. Ce peut être une simple phrase ou un dessin qui va venir illustrer le sujet du jour.
Par exemple, pour la séance sur la sensorialité nous avions à choisir une carte qui présentait au mieux la particularité de notre enfant et nous devions expliquer pourquoi. Pour moi ça a été l'aspect vestibulaire. Avec cette démarche on prend du recul, on est amené à réfléchir de manière très concrète.

On a l'impression d'être mieux écouté et mieux compris par des personnes qui vivent la même chose que nous. Il y a une reconnaissance mutuelle entre les participants qui se met en place.

Nous avons également accès à de nombreux sources d'informations grâce à la qualité des réponses apportées par les formatrices, par l'envoi des supports et le prêt de documents. On a tout à porter de main, on n'est pas obligé de passer notre temps à rechercher de la documentation.

Le rythme des séances, tous les 15 jours en dehors des vacances scolaires, est bien pensé. On peut tester les outils et si besoin les adapter.

 

Elisabeth GANDOIS : En amont de la formation, nous avons eu un entretien individuel où chacun s'est fixé 3 objectifs :

  • L'un nous concernant,
  • L'autre pour notre couple
  • Et le dernier pour notre famille.

Ces trois objectifs guident ma démarche. Je les ai en tête tous les mardis avant chaque séance.
Le déroulé de celle-ci permet d'avoir une réflexion collective. Nous faisons toujours un tour de table. Les formatrices, de manière bienveillante, veillent à ce que tout le monde participe selon ses besoins.

On s'exprime avec nos propres mots qui ne sont pas ceux des professionnels. On reformule nos observations et nos ressentis. Notre discours est différent mais complémentaire.

Chaque séance s'achève avec une phrase, un peu comme un "mantra", qui reprend nos échanges et la thématique abordée. Ce bref résumé est toujours formulé positivement pour nous donner envie d'aller plus loin. La dynamique de groupe qui se crée nous permet d'avoir du lien social en tant que parents sans nos enfants.

 

Quelles évolutions et perspectives envisagez vous par la suite ?

Emilie COUDERT : Pour l'évolution c'est un peu tôt pour le dire. Là où je vois un vrai gain c'est dans les outils qui ont été échangés entre les participants et qui sont utiles dans notre quotidien.
Sur les conseils d'un autre parent, j'ai par exemple enfin pu trouver une marque de chaussettes sans couture qui convenait à mon enfant.

Cette formation me permet de tirer du positif. De manière générale je me sens plus sereine, moins seule, même si des difficultés sont toujours là.

Je n'ai plus ce sentiment de colère et d'injustice. On a appris à accepter l'autisme de son enfant, que le TSA fasse partie de notre quotidien.

Je suis également engagée sur le plan associatif auprès de Limouzèbres & Co et je souhaite dans les mois à venir me rapprocher du Réseau des Villes Amicales pour l'Autisme. Nous militons pour une meilleure connaissance et acceptation de la société.

 

Elisabeth GANDOIS : Où je vois les évolutions c'est sur ce que je vais transmettre à l'école. Grâce aux échanges avec les autres parents, je fais suivre à l'école les trucs et astuces qui fonctionnent pour mon enfant à la maison. Je les transpose également sur mon lieu de travail. Les adaptions sont généralement bénéfiques pour tous. Je transmets les informations à mon équipe afin qu'ils soient vigilants à l'accueil et aux particularités de tous les enfants. De part ma double casquette, je suis particulièrement vigilante à la sensibilité de chacun au handicap et à la différence.

Je suis également intéressée pour continuer à enrichir mes connaissances avec des formations et des diplômes sur des sujets comme la pair-aidance ou l'entraide.

 

Pour aller plus loin

Retrouvez l'ensemble des formations du CRA Limousin pour l'année 2024.
La formation CAMPUS proposée en distanciel par le Groupement Nationale des CRA (GN CRA).
Découvrez le Certificat d'Intervention en Autisme (CNIA).
Une série de 3 MOOC (cours à distance) dédiée au TSA par l'Université de Genève.

Vous pouvez aussi prendre contact avec le centre de documentation du CRA Limousin pour toutes questions ou renseignements.

Interview et dossier réalisé par Nicolas Roumiguières
Documentaliste au CRA Limousin


 


CRA CHU

Formation aidants CRA 2024 : Le Trouble du Spectre de l’Autisme et la Sensorialité

Formation aidants CRA 2024 : Le Trouble du Spectre de l’Autisme et la Sensorialité

 

Quand ?

Mercredi 29 et jeudi 30 mai 2024 (prérequis : avoir déjà participé à une session de formation ou sensibilisation sur les généralités)
ou
Mardi 15 octobre 2024 (généralités) puis mercredi 27 et jeudi 28 novembre 2024
(si vous ne participez pas à la journée du 15 octobre, vous devez avoir déjà assisté à une session de formation)

Où ?

La formation se tiendra sur le site du CHU de Limoges :
Centre Biologie et de Recherche en Santé (CBRS)
Rue Bernard Descottes
87000 Limoges

 

Qui ?

Public concerné : Parents, grands parents, fratries, conjoints, amis proches, assistants familiaux... d'une personne TSA
Nombre de places limité à 18 participants.

 

Objectifs généraux

  • Favoriser la rencontre et les échanges autour de situations concrètes
  • Appréhender le fonctionnement typique et la sensorialité
  • Comprendre les répercussions au quotidien
  • Découvrir des stratégies pour le quotidien

 

La formation est gratuite.
Les formateurs sont des professionnels du CRA formés au TSA.
Chaque participant repartira avec de la documentation et des supports.

Inscriptions et renseignements auprès du secrétariat du CRA.
Téléphone : 05 55 05 89 84
Mail : secretariat.cralimousin@chu-limoges.fr

 

 

Télécharger (PDF, 1.2Mo)

 


Interview de Laëtitia CARTON réalisatrice du film « J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd »

Rencontre avec Laëtitia CARTON

 

  • Temps de lecture estimé : 8 min

Dans le cadre de la journée mondiale de l'autisme, le mardi 2 avril à Limoges aura lieu au cinéma "Le Lido"  la projection du film documentaire « J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd » en présence de sa réalisatrice Laetitia CARTON.
La séance prévue à 18h30 sera suivie d'un échange avec le public.

Pour participer à cet événement gratuit, il est indispensable de s'inscrire (jusqu'au mercredi 27 mars) : https://my.weezevent.com/javancerai-vers-toi-avec-les-yeux-dun-sourd-laetitia-carton

 

Avant cette diffusion, le CRA Limousin a voulu recueillir la parole de Laetitia CARTON. En tant que réalisatrice et en tant que personne autiste, nous avons voulu connaître son regard sur l'univers de la création. Nous la remercions très chaleureusement pour sa disponibilité et pour le temps qu'elle a bien voulu nous accorder.

 

 

Votre documentaire présenté le 2 avril s'intéresse à l'univers des sourds. Quels sont les liens entre ce monde et celui des autistes ?

Le tournage de ce film a été long. Il a duré dix ans de 2006 à 2016.
Je me suis intéressée au monde des sourds pour montrer qu'il ne s'agit pas d'un handicap en référence à une norme. Les sourds disposent d'une culture à part entière avec une langue qui leur est propre. Cette langue des signes m'a d'ailleurs toujours attirée. Je la trouve magique. Elle m'a permis de découvrir la richesse de leur culture. Comme pour l'autisme, nous sommes ici confrontés à un handicap, même si je déteste ce mot "handicap", que l'on nomme invisible. J'ai voulu faire ce film pour les entendants afin qu'ils réinterrogent leurs postures et qu'ils reconnaissent la surdité comme une véritable identité.

D'un point de vue plus personnel, j'ai également débuté ce film sans que mon fils et moi ayons été diagnostiqués autistes. Lorsque nous avons débuté les projections publiques j'ai été interpellée car il y avait toujours dans la salle des spectateurs qui me disaient :

"Dans ce que vous montrez vous pouvez remplacer le mot sourd par autiste... les problématiques sont les mêmes dans le combat et dans la lutte pour une meilleure reconnaissance de ce que nous sommes. On vit les mêmes choses".

Je n'ai pas eu ces retours avec les aveugles par exemple ou avec d'autres publics.
Puis en 2019 mon fils a été diagnostiqué autiste Asperger et c'est une bonne partie de la famille qui a suivi : moi, suspicion pour ma mère et d'autres membres de ma famille.

C'est peut-être pour toutes ces raisons que je me suis toujours intéressée à la différence, un mot qui me paraît plus représentatif et plus juste que celui de handicap. Il faut savoir que l'une des origines du mot handicap et l'une des images qui lui est associé est celle des poids portés par les chevaux lors de certaines courses. On dit qu'ils ont un handicap, un poids qui les gêne.

Enfin ce documentaire et la plongée dans ce monde des sourds c'est aussi une lettre à un ami, Vincent, qui m'était cher et qui malheureusement est décédé.

 

Vous parlez beaucoup de la notion de handicap et du rapport à la normalité, qu'entendez-vous par là ?

Je veux dire que c'est la situation qui créé un handicap et provoque l'inaccessibilité.
C'est d'ailleurs le message principal de mon film qui défend la volonté de mettre en place une société vraiment adaptée à tous.
En effet, pourquoi faut-il que le monde soit uniforme ? Ne sommes nous pas tous différents ? Cela fait partie de la richesse humaine. Nous sommes multiples.
Chez les autistes cette diversité existe. Pourtant nous devons constamment nous plier à beaucoup de normes. Nous devons constamment nous adapter ce qui nous coûte beaucoup de fatigue et d'énergie.

Vous êtes une réalisatrice autiste, à travers cette double identité quel regard portez vous sur la culture ?

L’art et la culture sont mes grands intérêts spécifiques. C'est fondamental pour toutes les sociétés et donne du sens à ma vie. Si je ne suis pas dans la création je meurs. Depuis toujours je ne me sens vivante et à ma place qu’à travers la création. Petite déjà j’étais constamment dans des activités manuelles: découpage, collage… J’ai ensuite été à l’école des Beaux Arts et là j’ai découvert le cinéma documentaire.
Avec le temps j’ai aussi identifié un autre de mes intérêts spécifiques, plus subtil, c’est l’intensité de la connexion à l’autre, par la transmission, et la communication. Ces deux intérêts, la création et la communication, se sont rejoints et ont pris forme à travers le désir de vouloir transmettre des idées et des messages par le cinéma. Et je préfère le documentaire à la fiction car cette manière de faire des films, avec le réel, dans la vraie vie, me permet d’aller à la rencontre du monde et de développer de nombreuses connexions avec un cadre trés précis dont je connais les règles.

Je pense qu’à travers mes films certaines personnes autistes arrivent à percevoir que je suis moi même autiste. Les éléments de mes créations, comme le son de ma voix, assez monocorde, ma sensibilité, la densité des idées que je transmets, la construction plutôt en arborescence que linéaire, ou bien le regard que je porte en sont les témoins.
Mes films me permettent de mettre en forme ma manière d'être, ma différence.
Enfant, j'ai le souvenir que tout était un choc pour moi. Je me suis construite à travers cette histoire qui se reflète dans mes productions.

Tout au long de mon parcours, j’ai eu de la chance, mes parents m’ont toujours laissé faire ce que je voulais, sans pression. J’ai pu faire des études en lien avec mes intérêts spécifiques, des études d’art. J’ai réussi à me plier au moule de la société, j’ai eu cette chance de le pouvoir, de savoir m’adapter, me sur-adapter, en permanence, mais pour cela, j’ai dû, en permanence, mettre un couvercle sur mes sensations, jusqu’à mon diagnostic à l’âge de 45 ans. Je sais que j’ai de la chance. De pouvoir vivre de mes intérêts spécifiques. Être artiste, cinéaste, reste une situation précaire, mais je ne pourrais pas faire autre chose, j’en suis incapable et heureusement j’ai l’intermittence du spectacle qui me permet de pouvoir continuer à faire ce métier.

 

Vous évoquez les connexions possibles à travers vos réalisations et l'importance de communiquer. Ce sont aussi des éléments très présents dans nos sociétés...

Comme tous les outils c'est la manière dont on utilise ces nouveaux moyens de communication qui est importante. Personnellement, les réseaux viennent épancher ma soif.
Internet, je l'attendais depuis toute petite pour pouvoir répondre à mes nombreuses questions. Les connexions offertes me nourrissent et me permettent de partager des informations à distance qui me fatiguent moins.
Ma vie sans internet serait plus dure même si je vois bien quelles sont les dérives possibles. L'idée de la vitesse exponentielle est à repenser. Il faudrait réintroduire un peu plus de lenteur.
Malgré ces aspects, je pense que ces nouvelles formes de communication sont des vecteurs importants de diffusion de la culture. Ils offrent la possibilité d'un immense partage de connaissances et de savoirs à distance. C'est du pain béni pour les autistes.

 

 

Pouvez-vous nous parler de vos projets actuels et de votre travail en cours ?

Mon nouveau film s’intéresse toujours à la transmission, et cette fois à  la communication non violente (CNV). C’est un outil précieux pour tous et notamment pour les personnes TSA.
Cette manière de vivre ses relations  permet notamment de vérifier quels sont les besoins et les émotions échangés, afin d’assurer une sécurité relationnelle. C’est aussi un outil qui m’aide personnellement dans ma vie quotidienne. J’ai cherché longtemps comment incarner la CNV dans un film et j’ai fait la rencontre d’une enseignante extra ordinaire, avec une classe de toute petite section en maternelle, qui incarne complètement le processus. C’est un film qui parlera donc encore et encore de transmission, mais aussi de l’enfance et de l’amour.

Participez au financement de ce projet : https://don.declic-cnveducation.org/les-projets-a-soutenir/detail/la-petite-classe

 

En guise de conclusion et en lien avec la journée mondiale de l'autisme, souhaitez vous dire une dernière chose ?

J’ai été marquée par les soirées entre sourds, au début où je ne connaissais pas leur langue, où seule entendante, c’était moi l’ "handicapée" au milieu d’eux. On expérimente ce que c’est de vivre dans un monde dont on a pas les codes, les règles, où l’on ne peut pas, où l'on est empêché. Auquel on n’a pas accès. Ça m’a permis de comprendre très tôt, que ce sont les situations qui créent le handicap, pas qui l’on est. De même comment réagirait une personne neurotypique si elle se trouvait seule autour de cinquante personnes TSA ? Comment s’adapterait-elle ?
L’autisme est une manière d’être et d’appréhender le monde différemment.
Cette déconstruction des idées reçues est lente mais je trouve qu’elle avance. Les mentalités petit à petit changent. Pour pleins de raisons, je n’aurai pas aimé vivre cinquante ans en arrière.
A présent par exemple, lorsque je vais au supermarché et lorsque je demande que l’on baisse la lumière ou la musique, je vois que les gens comprennent mieux mes demandes. Je n’ai pas besoin de reformuler ou d’expliquer systématiquement les choses. Il y a quelques années les réactions de mes interlocuteurs n’étaient pas les mêmes. Ça progresse. 

 

En savoir plus

Cette soirée au cinéma "Le Lido" s'inscrit dans la thématique de l'autisme et de la culture retenue sur notre territoire pour la journée mondiale de l'autisme 2024.
Toutes les informations et le programme complet des festivités sont sur notre site : https://www.cralimousin.com/journees-mondiales-de-lautisme/

 

 

 

Suivez également Laëtitia CARTON à travers le podcast "HYPER RURAL" : https://podcast.ausha.co/hyperrural
Un podcast de Laetitia Carton, à la rencontre de ses voisins et voisines du Plateau de Millevaches, dans l'hyper-ruralité française, 7 habitants au Km2, à 750 m d'altitude.
A travers cette collecte de récits de vies se dresse le portrait en creux de la Montagne Limousine, terre d'accueil depuis toujours.

 

Pour aller plus loin sur le sujet de la culture, accédez également à un dossier documentaire avec de nombreuses ressources en ligne :
https://cra-limousin.centredoc.fr/index.php?lvl=cmspage&pageid=6&id_rubrique=1

 

Interview et dossier réalisé par Nicolas Roumiguières
Documentaliste au CRA Limousin


 


Journée mondiale de l'autisme 2024

Le CRA Limousin et l’ensemble de ses partenaires vous proposent un programme consacré à la thématique de “l’Autisme et de la Culture” dans le cadre de la journée mondiale de l’autisme 2024 qui aura lieu le mardi 2 avril.

Des manifestations sont prévues sur l’ensemble de notre territoire (Creuse, Corrèze, Haute-Vienne).

Retrouvez le programme et les lieux des expositions en cliquant ici

Toutes les informations sur la conférence “Autisme et accès à la culture” en cliquant ici

Les projections cinéma prévues en cliquant ici

Les animations complémentaires proposées par nos partenaires en cliquant ici

La participation aux Foulées Roses organisées par le journal “Le Populaire” en cliquant ici